VII. — Brides et adhérences
Les brides et adhérences de péricôlite sont exceptionnelles, nous l’avons vu.
Mais il peut exister, au niveau du côlon pelvien, des brides de périviscérite d’origine quelconque, génitale par exemple. Ces brides, quand elles siègent à la partie inférieure du tube digestif, risqueraient, si
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elles étaient méconnues, de rendre illusoire le traitement chirurgical après la résection.
Le méso est souvent le siège d’une péritonite plastique dont les travées fibreuses brillantes, perpendiculaires aux artères sigmoïdiennes, et localisées principalement vers la racine du mésentère, rapprochent les deux pieds de l’anse sigmoïde : c’est la mésentérite rétractile. Cette mésentérite, considérée par certains comme d’origine inflammatoire, apparaît à d’autres comme la conséquence d’un volvulus antérieur (Leflaive).
Le mésocôlon pelvien peut encore être bridé dans sa mobilité par des ligaments péritonéaux normaux qui le relient à la paroi ou aux organes voisins (ligament côlo-iliaque qui va du méso à la paroi pelvienne latérale gauche ; ligament infundibulo-côlique qui, chez la femme, unit le méso aux annexes gauches.
VIIL — Volvulus : ses degrés
Un dolichocôlon ou un mégacôlon sigmoïde sont naturellement exposés au volvulus, puisque la condition première, indispensable de la torsion c’est la longueur anormale de l’anse et de son méso. Ea deuxième condition se trouve également souvent réalisée : c’est la mésentérite qui rapproche les deux pieds de l’anse.
Entre le volvulus aigu, complet, à 360°, et le volvulus dans lequel la torsion ne dépasse pas 180° et que Nothnagel appelle le volvulus latent, physiologique, se
placent toutes les forsions incomplètes, partielles. C’est sur ces dernières que nous insisterons, car elles sont responsables d’accidents subaigus, fréquents au cours de l’histoire clinique des 2 lésions intestinales.
B. — Les bases cliniques
Depuis la première description par Hirschsprung, en 1888, de l’affection qui devait porter son nom; depuis la première étude d'ensemble du dolichocôlon en 1914, par Lardennois et Aubourg, un nombre considérable de travaux ont mis au point la symptomatologie de ces deux affections. Citons seulement, pour le mégacôlon le mémoire basal du Professeur Duval (1903), le rapport au Congrès de Chirurgie de Patel (1913), l’article de Bensaude et Hillemand (1922); et, pour le dolichocôlon, le travail de Bensaude et Olivier Monod (1930), et l’étude très complète de Chiray, Lomon et Wahl (1931).
La description clinique du mégacôlon et du dolichocôlon ilio-pelvien est maintenant classique, et nous rappellerons seulement les caractères cliniques essentiels des deux affections qui permettent au chirurgien d'établir le diagnostic opératoire.
MÉGACôLON.
Le mégacôlon, affection relativement rare, est surtout une maladie de l'enfance. Dans la statistique de 88 cas de Lowenstein (1907), la maladie remontait dans les trois quarts des cas à la naissance ou au cours