IV. — Lésions associées
Un cas reste à envisager, rare d’ailleurs, mais d’indication opératoire embarrassante : quand, à une anomalie de longueur ou de dilatation du sigmoïde, s’associe une anomalie du côlon transverse ou de l’ascendant, quelle conduite tenir si l’échec du traitement médical rend indispensable l’acte chirurgical.
Les opérations de dérivation, nous l’avons vu, ne donnent pas de bons résultats. La colectomie totale est une opération grave et mauvaise au point de vue physiologique.
Le mieux, nous semble-t-il, est de pratiquer une résection de la lésion sigmoïdienne qui, presque toujours, constitue la lésion principale. Sa suppression peut amener la disparition de la lésion sus-jacente (régression d’une distension côlique) ou du moins une amélioration fonctionnelle compatible avec une vie presque normale. Une deuxième résection ne deviendrait nécessaire que si la deuxième anomalie intestinale continuait à provoquer des troubles graves.