II. — DEUXIÈME TEMPS Soins pré-opératoires
L’avant-veille, purge. La veille, lavages par les deux orifices côliques, en plus lavement rectal.
Incision cutanée.
Médiane sous-ombilicale, suivant le tracé de lincision antérieure, et circonscrivant le pourtour des deux orifices de colostomie, à quelques millimètres du liseré muco-cutané. Valve sus-pubienne.
Libération des bouts côliques.
On pénètre en péritoine sain à la partie supérieure
de l’incision. Les adhérences grèles et épiploïques,
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souvent multiples, sont libérées prudemment. Repéritonisation du grèle, s’il est nécessaire. Puis, les bouts côliques sont libérés sur tout leur pourtour des adhérences qu’ils ont contractées avec les muscles de la paroi et le péritoine. Ces adhérences sont tendues sur l'index gauche et sectionnées aux ciseaux courbes ou au bistouri. Si elles sont serrées, et qu’il soit difficile de raser exactement l'intestin, il n’y a pas d’inconvénient à s’écarter un peu des bouts côliques et à réséquer un liseré de tissu musculo-aponévrotique. Extériorisation de l'intestin.
Les extrémités intestinales sont maintenues par des Chaput, et le champ opératoire est limité par des compresses isolantes. Par des tractions prudentes, l’opérateur extériorise chacune des extrémités côliques. Elles sont épaissies, indurées et surtout dépéritonisées. Elles ont pu contracter des adhérences grèles ou épiploiques. Ces adhérences sont libérées. Il faut poursuivre la libération des bouts côliques jusqu’au niveau où ils présentent une consistance normale et surtout un péritoine sain.
Résection des deux extrémités côliques.
L'opérateur résèque sur chaque bout toute la portion cicatricielle et dépéritonisée, environ 2 ou 3 centimètres, de façon à pouvoir faire porter la suture termino-terminale sur des tissus sains et recouverts d’une séreuse normale. Dans le but de réaliser une anastomose basse — dont nous avons déjà vu l’intérêt — il convient de pratiquer une résection minima sur le bout supérieur et au contraire une résection du
bout inférieur suffisamment étendue pour faire descendre l’anastomose dans le pelvis. Hémostase des vaisseaux du méso.
Anastomose termino-terminale.
Elle est faite par le procédé déjà décrit.
Le drainage.
Comprend, comme dans la colectomie en un temps, une feuille caoutchoutée et un gros drain. Cependant, ce drainage serait complété par une mèche si les sutures n’inspiraient pas une confiance absolue (médiocre état des tissus, surjet séro-séreux imparfait).
La paroi est refaite plan par plan, de part et d’autre du drainage.
Dilatation anale : un tube dans le rectum.
Soins post-opératoires intestinaux.
Il faut assurer chaque jour l’évacuation intestinale par de petits lavages : un va-et-vient de 200 gr. le premier jour ; deux va-et-vient le deuxième jour ; puis, les jours suivants, lavages plus fréquents et plus abondants.