IV. — Conclusions
I. — A côté des innombrables thérapeutiques employées pour le traitement de l’asthme, nous proposons l’application d’une médication ancienne, simple et sans danger : l’abcès de fixation.
Il. — Nous avons appliqué ce traitement à des cas d'asthme bronchique, à l’exclusion de tout pseudoasthme et de tout asthme intriqué.
Dans quatorze observations d'asthme ancien et réduisant considérablement par la répétition, l’importance et parfois la subintrance des crises, la capacité de travail des sujets atteints, nous avons obtenu rapidement l’apaisement complet de la tempête bronchique, sans récidive ultérieure sauf dans deux de nos cas ; encore faut-il ajouter qu’il ne s’agit pas là d’insuccès puisque la consolidation a été obtenue par la suite, chez l’un d’eux spontanément après une seule crise fruste, et chez l’autre par la répétition de la thé-
rapeutique.
ILI. — La pathogénie de cette action curatrice nous semble comprendre à la fois :
a) Un effet puissant de dérivation et de décongestion influant sur la phlegmasie plus ou moins latente des bronches.
b) Une élimination plus ou moins importante de poisons microbiens, véritable saignée toxinique.
c) Une pyrétogénèse temporaire, accompagnée d’une augmentation intense de la leucopoïèse, susceptible de modifier d’une façon durable tant la faculté de lutte du terrain contre la toxi-infection, que le déséquilibre du système neuro-végétatif.
d) Vraisemblablement enfin une influence psychothérapique chez des sujets constitutionnellement ner-
veux.
IV. — Les contre-indications de cette thérapeutique sont, d’une part, celles de tout abcès de fixation : lanasarque, la tuberculose pulmonaire, le diabète, d’autre part les cas d'asthme bénins, hors de proportions avec une méthode qui, pour être sans danger sérieux, n’en est pas moins assez douloureuse et qui immobilise le sujet pendant une assez longue période.
Par contre, nous répéterons que l’abcès de fixation nous semble indiqué dans tous les cas où, de quelque manière que ce soit, par la fréquence des crises, par leur intensité, ou par leurs répercussions, l’asthme exerce sur l’activité extérieure du sujet, soit une action inhibitrice totale, soit seulement une action freinatrice marquée et alors que d’autres essais thérapeutiques sont demeurés sans résultat. |
Vu : Vu :
Le Doyen, LE PRÉSIDENT, ROUSSY. Léon BERNARD.
Vu et permis d'imprimer :
Le RECTEUR DE L’ACADÉMIE DE PARIS,
S. CHARLETY.
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