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Sites sai un peuen mettant sur la peau de l’eau de Cologne, elle pouvait durer deux ou trois jours, puis la boursouflure s'affaissait. J’évitai-dès lors les rapprochements sexuels. Mais le frottement de l'organe contre le pantalon amenait parfois une coupure de la peau qui rendait la marche pénible.
Au moment où je suis venu vous trouver, il n’y avait plus d'autres accalmies que celles de quelques heures que me procuraient les applications d’eau de Cologne, voici à ce moment l'état du malade : la verge dans son entrée est rouge, le gland et le prépuce surtout, très foncés, violâtres, légèrement squameux: le maximum de rougeur est au méat, et va delà, décrescendo jusqu’à la racine de la verge où elle se termine par une bordure assez régulière, tranchant sur le reste normal du tégument. à Late
Pas de tuméfaction, pas d’œdème, pas d'infiltration néoplasique, sauf au rebord prépucial, qui, surtout à sa partie inférieure, à la région du frein est rouge sombre et légèrement gonflée. Là également se voient quelques craquelures épidermiques, suintantes. Nous savons par le récit du malade, qu'à certaines périodes, la turgescence, la cuisson et le suintement augmentent. Rien sur le reste du corps. | . Nous pratiquons un examen bactériologique des squames obtenues par raclage: il ne révèle rien qui vaille la peine d’être relaté.
Cela fait un seul diagnostie nous semble possible, celui d’eczéma chronique de la verge. |
Mais on ePouvait spécifier davantage. Se rappelant les antécédents névropathiques, héréditaires et personnels du malade, son obésité antérieure, ses excès d'alcool de table, et de travail ; songeant aussi aux sensations premières de chaleur et de cuisson, puis aux crises peu prurigineuses et aux grattages qu'elles entrainaient à leur suite, il était difficile de ne pas suspecter l’origine nerveuse d'un tel eczéma, et de ne pas le rap-
premiers jours du traitement. !
F SR ire
procher de ces dermatoses, anciennement Connues, mais mal élucidées encore, où le trouble d’innervation paraît le premier phénomène en cause etou la lésion se développe sous l'influence
des frottements et grattages d’une peau modifiée dans son équili-
… bre trophique et vaso-moteur. C'est là le mécanisme que M:
Jacquet en collaboration avec M. Brocq, avait reconnu dans une série de lésions, non identiques, mais trés analogues. Quoi qu'il en soit, nous instituàmes le traitement suivant : Douches tièdes quatidiennes, sobriété absolue, alimentation
végétarienne dominante, suppression des veilles et du surme- __ nage en tous cas, voilà pour le traitement au point de vue local EE application pendant la nuit de cataplasme de fécule de pomme
du gland, de la rainure balano- -préputial et du fourreau ces scarifications répétées deux fois par semaine, en moyenne ont
été superficielles, et faites aseptiquement. Pour scarifier com-
modément le prépuce, il faut le déplisser et le rétracter de manière complète sur les corps caverneux: L'amélioration se montra d emblée, et ne cessa pas de progresser jusqu'à l’ entière cure, qui exigea une vingtaine de séances environ. Après une quinzaine, elles furent suspendues pendant un mois : quelques
rougeurs légèrement squameuses reparurent sur le gland.
. Aujourd’hui, il y a plusieurs mois déjà que rien ne s’est montré à nouveau. La verge est dans un état rigoureusement normal; quant aux crises prurigineuses, elles ont disparu dès les
de terre, souples, moelleux et froids ; 2° scarifications linéaires
. - : 7 CONCLUSIONS TRS
1° La perspective d’une guérison sans cicatrices, où avec cicatrices meilleures, le peu d'intensité des douleurs, la facilité et l’innocuité de cette méthode, sont des motifs suffisants pour faire, dès l’abord, l'essai thérapeutique des scarifications dans un grand nombre de dermatoses qui se montrent rebelles à tout autre traitement. Re ne ..
2 Leur emploi permet de guérir, d’une façon rapide et souvent définitive, des affections locales qui avaient résisté aux ressources de la thérapeutique.
3° On doit traiter par les scarifications linéaires, les eczémas assez limités, sans égard pour la variété, et contre lesquels ont fait échec les traitements les ne
rationnels et les mieux conduits. |
4° Dans ces conditions, les avantages des scarifications s’affirment et se généralisent dans l’eczéma.On n'a jamais noté d'insuccès et la guérison survenue rapide-
ment s’est toujours maintenue.
Vu : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, FOURNIER ÈS Vu RE DoYEnx, + BROUARDEEL É Vu et permis d'imprimer : ; > EE VICE-RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE PARIS, Es GRFARÈE <a