INDICATIONS GÉNÉRALES DES SCARIFICATIONS
Les scarifications linéaires constituent le traitement
graves qui donnent les plus beaux résultats, à la condition toutefois que le cartilage sous-jacent à la lésion — s’il en est — ne soit pas détruit, et que l'application des scarifications ait été faite large et profonde.
Dans le lupus érythémateux, leur action est plus tardive, et dans le lupus acnéique, pour être efficaces, elles doivent être ponctuées et profondes. Dans tous les cas, cette méthode est bien supérieure au râclage employé seul ou combiné avec les scarifications. ; Quelques insuccè, la crainte d’une pénétration microbienne par la voie sanguine, et d’une infection bacillaire généralisée, lui ont fait préférer par quelques chirurgiens et dans quelques cas, la cautérisation ignée. A vrai dire, la crainte de la généralisation est tout à fait
par excellence du lupus tubereuleux (voir I, Aube, thèse | 1881). Et, chose marquable, ce sont les cas les plus
taste
nt
théorique : M. Vidal a montré qu'elle ne devait pas se produire facilement et il n'a pas été signalé d'exemple d’auto-inoculation, selon Slocker. Quoiqu ‘il en soit, la cautérisation ignée agit plus vite mais produit en revanche des indurations cicatricielles et parfois de véritables
kéloïides. - Nœvus.
Leur action est ici rarement évidente : cependant, il est toujours bon d'essayer ce traitement. Le docteur Colson, qui publia les premières observations à ce sujet n'obtint Jamais la guérison lorsque les taches étaient fort étendues et très colorées. Balmanno-Squire, qui a essayé
le premier les scarifications dans les nœvi, dit en avoir
obtenu des résultats plus heureux encore que pour le lupus. mais il n’a pas publié ses observations. Après avoir congelé les tissus au moyen des pulvérisations
d’éther, il pratiquait les incisions linéaires, puis appli
quait vivement un papier buvard et pressait pendant quelques minutes sur la tumeur afin d'éviter la moindre perte de sang. Ce moyen qui lui donnait au bout de
quinze jours un résultat favorable, ne convient évidem-
ment qu'au nœvus plan, car les tumeurs érectiles réclament d’autres procédés plus énergiques, SYCosis.
C'est une affection des régions pileuses qui sé mani= feste par des papules, des tubercules, des pustules et
des infiltrations diffuses pouvant laisser à leur suite des
pre
clairières irréparables. Elle est tenace, parasitaire ou non, et le traitement par les scarifications ponctuées . donne de merveilleux résultats. Il est une seule condi-
tion à remplir auparavant et qu'on ne doit pas négliger :
c'est l épilation.
KÉLOIDE.
On sait combien peu réussissent les traitements chi-
rurgicaux qu'on à mis en œuvre contre la kéloïde; les
récidives se montrent fatales et MM. Besnier et Doyon
font de ce caractére l'élément essentiel de la définition de
la kéloïde. Mais cette affection est atrocement doulou-
reuse dans certains cas où l'intervention s'impose. Que
- faire? M. Vidal, le premier, essaya les scarifications contre les kéloïdes douloureuses, dans le but de section
ner les filets nerveux : les résultats furent excellents au
bout de quelque temps. Il faut toujours dépasser la peau saine pour aller attaquer des points diffusés. La guérison totale est toutefois exceptionnelle, au moins, le procédé. permet-il souvent de corriger des cicatrices
défectu ieuses et douloureuse
. SÉBORRHÉE HUILEUSE.
Cette affection toujours microbienne selon Sabouraud,
- doit en conséquence, être traitée par des pommades
antiseptiques, soufrées, ete. On a essayé contre elles les
scarifications et elles ont réussi, sans doute en vertu de
ce principe qu’elles détruisent et produisent de belles