‹ Traitement de l'eczéma par les Scarifications linéairesChapitre 8 sur 13 · COUPEROSE · texte numérisé non relu

COUPEROSE

Nous pouvons, au point de vue de l'intervention COnsidérer quatre formes principales de la couperose. Nous u'en décrirons pas les huit espéces différenciées par Bazin : | “is

a) La forme télangiectasique, qui présente de grosses varicosités. Il faut les sectionner jusqu’à leur paroi inférieure, mais pas au-delà, par de fines incisions quadrillées faites sur tout leur parcours. à

b) La forme érythémateuse, avec rougeur diffuse. Faire des scarifications fort serrées et très. -Superti-

cielles.

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c) Une forme mixte qui reconnait les caractères indiqués dans les deux cas précédents. Le traitement sera mixte également.

d) Forme. hypertrophique. Ici, les scarifications ne sont pas très efficaces ; elles sont peu recommandables, on fera des pointes de feu profondes dans le rhinophyma qui est le degré ultime de lhypertrophie. Les scarifications seront secondaires etauront pour but d'égaliser et de blanchir les tissus.

Eu somme, les scarifications sont nécessaires dans

toutes les formes non hypertrophiques de la couperose.

EPITHÉLIOMA

… On sait que Eébra, imitant l'exemple de Volkmann, a étendu l'usage des scarificatians et du ràclage, aux tubercules anatomiques, aux papillomes et même à l’épithélioma. Les chirurgiens considérent aujourd’hui et à juste titre, ces opérations comme étant défectueuses pour l'épithélioma dont elles aggravent encore le pronostic. En ce qui concerne les papillomes ou végétations qui se retrouvent aux mains, aux pieds et aux organes génitaux, il est certain que le succès est assuré aux cautérisations et aux scarifications linéaires. Car ce sont des produits spécifiques superliciels qui peuvent, par conséquent, être détruits avee la plus grande facilité. Nous terminerons ce chapitre si vaste des indications

générales des scarifications, en mentionnant les multi-

Ta RE ples affections qui reconnaissent souvent le même trai-

tement.

Les scarifications linéaires donnent un écoulement à

la sérosité et dégorgent les tissus. Il n’est done pas étonnant, dans ces conditions, que M. Jacquet, à qui revient le mérite d’avoir le premier employé et vulgarisé les scarifications dans l’œdème chronique scrofuleux (V. 1. Thèse de Giraud, 1898, Paris) — ait retiré de grands bénéfices par leur emploi dans les œædèmes es situés en particulier à la lèvre supérieure.

Nous ne croyons pas qu'on ait jamais publié des accidents consécutifs aux scarifications. Ceci nous démontre de façon suffisante que la circulation locale est. ralentie à la suite des scarifications, s'il en était autrement, l'infection ne manquerait pas de se produire sur des surfaces déjà enflammées et toutes préparées à la suppuration et aux infections €6t qu’on est venu amoindrir encore dans leur vitalité et leur résistance aux germes microbiens.

Les scarifications sont d’un excellent usage contre les douleurs, tels que points de côté, douleurs abdominales. Dans le cours de la syphilis, de la blennhorragie de l’albuminerie des femmes enceintes, contre les œdèmes dela vulve et la tiüméfaction vive du gland et du prépuce, on sera plus sobre de scarifications car on a observé des

gangrènes, des uleères phagédéniques dans ces cas par-

ticuliers. D'autre part, nous tenons à faire remarquer que M. Jacquet a obtenu une guérison rapide à l’aide des

scarifications chez ün malade qui était porteur d’une

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dermite chronique datant de cinq ans. Ceci est donc très

intéressant, comme nous pourrons nous en convaincre . plus loin, à cause du siège particulier de cette dermite et

de l’application des scarifications. On aurait tort de délaisser ce traitement dans de pareilles conditions.

Certaines formes de prurit de l'anus, du serotum ou des grandes lèvres sont rebelles à toutes les médications

__ les plus rationnelles, ont pu bénéficier dans la plus large

mesure de la méthode des scarifications. Toutefois, ce sont des ressources dont on se servira seulement dans les cas ultimes. M. Jacquet a obtenu des succès remarquables dans certaines formes très déterminées du psoriasis ; il ne s’est jamais attaqué qu'aux disques isolés, siégeant dans les parties découvertes, mains, pieds et au-devant de la poitrine, chez les femmes.

Les folliculites tenaces et récidivantes ont cédé plu-

sieurs fois aux scarifications au même titre que les

séborrhéides de la barbe, ainsi que les ulcères atoniques et les divers états éléphantiasiques des téguments. Morel-Lavallée a proposé les scarifications dans la pelade, concurremment avec l'application de pommades parasi-

ticides. Ce que nous savons en ce moment de la patho-

génie de la pelade, nous refuse d'admettre autre chose qu’un traitement irritant de façon légère mais souvent répété. Ici encore, nous citerons la méthode des fric-

tions à la brosse qui a donné de beaux résultats dans

les mains de M. Jacquet.

Mais les muqueuses, comme la surface cutanée, sont

quelquefois scarifiées dans un but thérapeutique; on

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obtient d'excellents résultats en scarifiant la conjonctive, dans les cas de chemosis intense et d’ophtalmie chronique, on voit la glossité rétrocéderet la langue se dégager par plusieurs scarifications au bistouri. É

On pratique aussi la saignée locale de la muqueuse utérine, dans les métrites cervicales. L'opération dite d’ « Emmet » qui consiste à détacher une portion du col utérin a été imaginée dans le but de décongestionner le parenchyme hypertrophié de l'utérus.

De même, la muqueuse pituitaire quand elle cause des névralgies doit être cautérisée ou plutôt scarifiée.

Enfin, dans l’ædème de la glotte, les scarifications du larynx sont fort utiles. Toutes ces opérations se font avec des instruments spéciaux. 3

Nous terminerons en disant que toutes les indications des scarifications doivent être rapportées à l’application -de l’asepsie ; les soins de propreté sont toujours possibles et facilement mis en œuvre; d'autre part, ils ne peuvent fournir que des avantages ; ils nous mettent à l'abri des complications qui, bien que rares, n’en peuvent pas moins se produire. | ;

Il faudra surveiller de près l’emploi de l’antisepsie dans certaines formes de dermite, où le peau est irritable ou

enflammée. So Mure

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