CONCLUSIONS
Il résulte de cette étude que, grâce aux méthodes mises au point par les Docteurs Cantonnet et Bourguignon, nous sommes actuellement en mesure de traiter avec succès le larmoiement qui vient accompagner et compliquer la paralysie de la 7° paire, par suite de la paralysie de l’orbiculaire et du muscle de Horner.
Les moyens thérapeutiques sont variables avec la nature et le degré de Patteinte du nerf et nous pouvons les résumer ainsi : |
1° Au cours des paralysies faciales a frigore, au cours des paralysies consécutives à cerlaines infections ou intoxications générales, même avec une R. D. totale,on emploiera l’ionisation diode suivant la méthode du Docteur Bourguignon,, méthode souvent appliquée par le Docteur Cantonnet (Cantonnet et Mlle Joltrois, Thèse de Paris 1922) et qui permet de rendre sa souplesse à la muqueuse qui tapisse le canal osseux du nerf et de favoriser la régénération des fibres de ce même nerf.
2° Lorsque le nerf sera profondément lésé par une section opéraloire ouaccidentelle, ou par un contact pro-
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longé avec le pus d'une vieille otite moyenne, l’ionisa-
tion ne sera plus efficace et il faudra intervenir chirurgicalement sur la paupière. Laissant de côté les anciens procédés dans lesquels on ne s'adresse qu’à des résections cutanées insuffisantes parce qu'elles ne maintiennent que peu de temps la paupière, nous chercherons un point d'appui fixe en nous basant sur les données anatomiques réalisant ainsi le procédé auquel le Docteur Cantonnet a donné le nom de decalage externe de la paupière inférieure, étudié par Lesage dans sa thèse. Cette méthode nous permettra de redresser le bord palpébral et de le maintenir solidement ramenant ainsi le point lacrymal au contact de la muqueuse conjonctivale et obtenant la cessation du larmoiement.
3° Lorsque l’affection persistera malgré cette intervention, on devra vérifier avec soin la perméabilité des voies lacrymales et l’état du sac. On recherchera sil existe un obstacle sur le trajet du canal, et par une simple dilatation de son orifice supérieur on pourra lever cet obstacle dans bien des cas. Mais si la sténose est plus importante et ne cède pas à la dilatation, il y aura lieu de s'adresser à la source même des larmes et d’'extirper la portion palpebrale de la glande lacrymale.
Nous emploierons pour ce faire la technique du Docteur Cantonnet beaucoup plus simple que l’ablation du sac qui présente, comme il l’a montré, un certain nombre de difficultés et de dangers.
Enfin quand le larmoiement sera intense et le sac malade, il y aura lieu de faire le « complet lacrymal» ou ablation de la glande et du sac.
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