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vaux, badigeonnage de la peau et du bord libre des paupières avec la solution de glycérine, teinture d’iode et alcool à parties égales et lavage des culs-de-sac avec une solution d’oxycyanure de mercure à 1/5000.
Injection de cocaïne-adrénaline dans la portion externe de la paupière supérieure.
La désinfection et l’anesthésie étant obtenues « on re- » tourne la paupière supérieure, surtout dans sa partie » externe. Le patient est alors engagé à regarder en bas » et en dedans, vers le bout de son nez eton voit alors » apparaître dans la partie supérieure du cul-de-sac » externe, un petit organe rosé, comme une languette » à saillies mamelonnées, qui sont les lobules de Ja » glande.
« On incise la conjonctive qui la recouvre et lon voit à » nu la languette glandulaire ; on la harponne avec un » crochet ou une pince à griffes et de quelques coups de » ciseaux on la détache ; il est nécessaire de n’ouvrir » que la conjonctive, afin de n’enlever que la glande, il » nefaut pas enlever en masse conjonctive et glande, car » il en résulterait un rétrécissement du cul-de-sac ex- » terne.
Comme on le voit, cette intervention est simple et ne présente pas de complications. C’est tout au plus, si parfois on voit se produire une légère hémorragie par section d’une branche de Ja lacrymale, mais cette hémorragie est sans importance et cesse rapidement par la com-
pression.
Résultats opératoires
Que devient l'œil privé d’une partie de ses organes sécrétoires ; n'est-il pas à craindre qu’il devienne trop sec.
Ce danger serait sérieux étant donné le rôle important des larmes pour lubréfier la cornée, la maintenir en constant état d'humidité et entrainer les poussières atmosphériques. ;
Cet inconvénient n’est pas à craindre, il reste en effet la portion orbitaire de la glande et les multiples petites glandes éparses dans toute l'étendue de la muqueuse conjonctivale.
Et lerésultat sera celui cherché, la diminution suffisante de la sécrétion des larmes et la cessation de ce larmoiement dangereux et gênant. On évitera ainsi de faire des sondages interminables, douloureux et traumatisants pour la muqueuse et le nombre des «sondées » disparaïtra entièrement. x
On peut enfin se trouver en présence d’un sac malade et d’un larmoiement marqué, on fera dans ce cas le« complet lacrymal » c’est-à-dire l’enlèvement des deux organes.
Voilà les interventions que conseille le D' Cantonnet dans le larmoiement chronique paralytique après une expérience de plusieurs années. On peut constater les excellents résultats qu’il est possible d’en retirer.