NT SE
Fig. 1
Fig. 2
= HOQIEE
fibres terminales du tarse et on l’attire vers l’angle supérieur du fer de lance. On ne le fixe pas encore, vérifiant tout d’abord comment les choses se placent et de combien le dernier cil externe de la paupière inférieure est reporté en dehors, ce cil servant de point de repère pour le degré de décalage externe de la paupière.
Si le résultat est bon on place un fil profond ou d’amarrage piqué dans le tarse inférieur et venant l’annexer au tissu fibro-aponévrotique de la partie externe, au contact du rebord orbitaire.
Ce fil a pour but de maintenir la paupière inférieure bien appliquée dans la profondeur et dans un plan normal.On devra donc éviter qu’il ne se produise ni de l’entropion ni de l’ectropion.
Enfin on place les sutures d’affrontement pour unir le reste de la plaie.
Résultat. — [Lorsque l’opération a été menée avec toutes les précautions nécessaires en appliquant tous les principes dictées par lanatomie on constatera le redressement parfait de la paupière, les lèvres de l’angle externe seront inégalement tenues, l’ectropion aura disparu et ne se reproduira plus puisque la paupière inférieure est maintenue solidement par les plans fibro-aponévrotiques.
Ainsi le point lacrymal inférieur ramené au contact du globe pourra reprendre son rôle évacuateur:
Obs. I.— M. P... 39 ans, vient à la consultation avec un ectropion paralytique siégeant du côté gauche.
À l'interrogatoire, on apprend qu’en octobre 1918, le malade mobilisé eut une grippe qui se compliqua d'otite, puis de mastoïdite. Celle-ci fut traitée par la trépanation de la mastoïde ; la cicatrice de la plaie opératoire est encore visible derrière le pavilllon de l’oreille ; la paralysie faciale semble avoir été consécutive à l'intervention.
A son entrée à la consultation, il présente une asymétrie faciale très apparente ; le coin de la bouche est tombant à gauche, la joue du même côté paraît aplatie, la paupière inférieure est évasée, laissant voir la muqueuse injectée, Le larmoiement est intense ; la cornée est intacte, l'injection des « larmes artificielles » dans les voies lacrymales montre leur perméabilité. (
Pendant quelques jours, on traite la conjonctivite, quand la désinfection du cul de-sac est obtenue, on opère.
Opération par le procédé de Szymanowski précédé de l’ablation d'un lambeau de muqueuse en tranche de melon. Avant la suture des lambeaux, ouverture de l'angle externe, et enlèvement d’une languette marginale de 5 millimètres. On décale la paupière inférieure de 5 millimètres en dehors et en haut et on fait la tarsorraphie partielle.
A près l'opération, la paupière inférieure cst, fortement tendue contre le globe, la fente palpébrale semble diminuée,mais la partie inférieure de la cornée semble bien protégée. Un enroulement léger de l'extrémité externe du bord libre de la paupière en dehors amène le renversement vers le bas descinq ou six derniers cils. La cicatrisation se fait par première intention, le larmoiement ne gêne plus le malade.
Le D' Cantonnet nous a permis de consulter de nombreuses observations de décalage externe pour ectropion paralytique. Ces observations étant toutes identiques il ne nous a pas paru utile de les reproduire ici.