EN ES
n'existe dans le canal l'injection passera et il n’y aura pas lieu d'aller plus loin.
Mais il n’en est pas toujours ainsi et il pourra se faire que l'injection ne passe pas. Dans ce cas on sera aulorisé à pratiquer un sondage avec toutes les précautions de douceur ét de lenteur voulues. Souvent on n'aura à faire qu’à un rétrécissement peu marqué, cicatriciel qui cèdera à un ou deux sondages.
Si enfin l’obstacle est important et si le larmoiement persiste, l'expérience a démontré qu’on ne devait plus se livrer comme on le faisait naguère à des sondages pendant des mois et des années.
On a tout d’abord songé à enlever le sac, ce procédé est utile si le sac est infecté ou distendu. Mais son ablation est assez difficile, il se produit fréquemment une hémorragie locale assez abondante, de plus son adhérence à la fossette de l’unguis rend sa libération difficile et le voisinage de la poulie du grand oblique n’est pas sans inconvénient.
Enfin l’extirpation du sac laisse en se cicatrisant une masse de tissu qui va oblitérer définitivementle conduit, et quoique le point de départ réflexe de la sécrétion des larmes soit supprimé, cette sécrétion ne sera pas totalement abolie et le malade conservera en partie son infirmité. |
L'opération de choix consistera à agir sur la source même des larmes, à la tarir ou du moins la diminuer considérablement en reséquant uné partie de la glande lacrymale.
Rappelons rapidement que cette glande comporte deux
portions, l’une volumineuse est située dans l’orbite au niveau de son tiers supéro-externe, l’autre moins développée dans la partie supéro-externe de la paupière supérieure. Ces deux masses glandulaires étant réunies à leur partie postérieure. |
Les chirurgiens se sont d’abord attaqués à la glande orbitaire, Velpeau et Tillaux ont décrit des procédés opératoires permettant d'atteindre facilement cette glande, mais il s’agit là d'une intervention sérieuse qui nécessite l’ouverture de l'orbite. Aussi a-t-on peu à peu renoncé à cette méthode dans la cure du larmoiement chronique.
On a songé alors à s’adresser uniquement à la portion palpébrale et c’est de Wecker qui, en 1886,décrivit le premier la technique de Pablation de la glande lacrymale palpébrale.
Cette intervention ne s'était guère vulgarisée et les ophtalmologistes se contentaient de l'ablation du sae.
Nous avons vu les difficultés que présente cette ablation et le peu d’avantages qu’en retirent souvent les malades.
Le Dr'Canronner a repris la question de l'intervention sur la glande et son expérience lui a montré que l’extirpation de la portion palpébrale suffisait.
I! a constaté qu’au cours du larmoiement chronique, cette portion était constamment hypertrophiée.
Voici la technique opératoire qu’il conseille.
Traiter s’il y a lieu l'infection locale, et après la guérison, procéder de la façon suivante :
Instillation de cocaïne dans les culs-de-sac conjoncti-