‹ Traitement de l'Érysipèle par le Chlorhydrate de Sulfamido ChrysoïdineChapitre 18 sur 33 · ADDRESS · texte numérisé non relu

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Température : 3906.

On prescrit pendant 2 jours, 8 comprimés à 0,25 de chlorhydrate de chrysoïdine, puis, pendant 2 jours, 6 comprimés, enfin, pendant 4 jours : quatre comprimés.

La température tombe à 370 le 1€T septembre (4° jour de l’érysipèle). à

Le 6 septembre, la face est redevenue normale (9€ jour).

Sortie le 9 septembre. Guérison.

OBSERVATION XLVI. — G... Manuel, 20 ans, livreur, admis le 16 septembre 1935 au 2€ jour d’un érysipèle, siégeant uniquement sur le nez et la lèvre supérieure.

Température : 3902.

Le malade reçoit 2 grammes de colorant azoïque pendant 3 jours, puis 1 gr. 50 pendant 2 jours et 1 gr. pendant 4 jours,

Chute de température en 2 temps. Elle atteint 3701 le 18 septembre (au 4€ jour de l’érysipèle), celui-ci disparaît le 23 septembre (au 92 jour).

Le malade sort guéri, le 27 septembre 1935.

Si nous examinons ces 46 cas relatés, nous voyons que, dans la majorité des cas, il s’agit d’érysipèles très fébriles entrés à l'hôpital au soir du 2€ ou 9€ Jour.

Le soir même de son admission, le malade absorbe de 1 à 2 grammes de chlorhydrate de sulfaminochrysoïdine. Le lendemain, deux cas peuvent se produire : ou le matin la température est sensiblement la même que la veille et ne tombera que le soir ; ou elle est déjà aux environs de 380 et arrivera ainsi à la normale en deux temps. Quoi qu’il en soit, dans presque tous les cas, 36 heures après leur admission

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à l'hôpital, les malades ont une température avoisinant 370. |

L'évolution de la plaque est beaucoup moins rapide. Celle-ci, à l’arrivée du malade, est en pleine cfflorescence, occupant le plus souvent toute la face. Dans tous les cas observés, le lendemain matin, la plaque s’arrête dans son extension. Elle va ainsi rester 24 heures telle quelle, avec tous ses caractères de plaque érysipélateuse. C’est ce qu’on pourrait appeler la phase de « sidération » de la plaque érysipélateuse ; — et ce n’est que le surlendemain que les signes inflammatoires commencent à rétrocéder. Le bourrelet disparaît ; la rougeur s’estompe, puis la plaque dans quelques cas desquame. Le plus souvent, il ne se produit pas de desquamation même furfuracée, la coloration diminue en 24 à 48 heures ainsi que l’infiltration des téguments et la peau reprend son aspect normal vers le 7€ ou 9 jour.

Accompagnant cette défervescence de la température et cette rétrocession de la plaque, il existe une augmentation de la diurèse qui souvent de 500 ce. passe en 24 heures après le traitement à 1.500 cc. et même 2.000 cc. ; les signes généraux disparaissent, et surtout les malades ont une sensation de bienêtre qui leur permet de dormir.

Tous ces signes sont d’autant plus nets que la médication a été plus intensive et on peut voir la différence de rapidité de chute de température entre les observations du mois de mai où l’on faisait absorber 1 gramme de chlorhydrate de chrysoïdine et les der-

nières observations où l’on prescrivait d’emblée 2 grammes de colorant azoïque.

La première critique qu’on puisse faire à cette médication, c’est de supposer que ce produit est simplement un antithermique. Or, le chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine a été employé sans succès, dans diverses maladies fébriles ; méningites, scarlatines, rougeoles, voire même tuberculose.

La seconde critique est celle, bien connue, du degré de virulence des épidémies, « le génie épidémique ». On peut voir, en effet, chez les érysipélateux traités par « l’expectative » une défervescence brusque au 3e ou 4€ jour de la maladie. La contre-épreuve a été faite : des maladies choisis parmi les entrants d’une même semaine ont été traités par l’expectative, les autres par le chrlorhydrate de sulfamidochrysoïdine, Sur 40 malades qui n’ont reçu aucune médication, 10 seulement, soit le 1/4, ont vu leur température descendre à 379 avant le 6€ jour. Pour les 30 autres malades, leur température n’arrivait à la normale que vers le 8€ ou le 10€ jour. À ce sujet, nous donnons une courbe de température prise au hasard des observations de malades non traités.

Enfin, il n’y a eu aucun décès parmi les malades traités par le colorant azoïque, et pourtant il s’est agi plusieurs fois de cas graves : alcooliques, hépatiques, délirants. Par contre, durant la période d’expérimentation de ce produit, nous avons eu à enregistrer la mort de 5 malades n'ayant pas reçu de chlo-

Bi

rhydrate de sulfamido-chrysoïdine. (Nous rappelons à ce sujet le pourcentage de la mortalité de la Clinique des Maladies Infectieuses en 1934, concernant lérysipèle et qui était de 5 %,.)

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