PAS
OBSERVATION LXV. — K.… Simone, 11 mois ; admise pour érysipèle de la face le 27 mai 1935. La plaque occupe le front, la racine du nez et les deux joues jusqu'aux oreilles.
Enfant mal nourrie précédemment.
Nez «en lorgnette ».
Température : 3909.
On donne pendant cinq jours, un comprimé à 0,25 de colorant azoïque.
Le 30 mai, température matinale :370 qui ne variera pas jusqu’à la sortie.
Le 2 juin, la peau a repris son aspect normal et l’enfant est rendue à sa famille le 2 juin 1935.
OBSERVATION LXVI. — P.…. Jacques, 10 mois, amené le 20 juillet 1935 au 3e jour d’un érysipèle de la cuisse droite.
Enfant athrepsique. Température : 4005.
Une large plaque érysipélateuse occupe la face externe de la cuisse droite. La verge est tuméfée et rouge.
On donne un comprimé à 0,25 de colorant azoïque.
Le 21 juillet. — Rémission de la température : 3909.
On prescrit un comprimé de chlorhydrate de sulfamidochrysoïdine.
Le 22 juillet. — Température : 4005 matin, 3907 le soir.
Très mauvais état général.
L'enfant n’urine pas.
Localement, diminution des signes inflammatoires au niveau de la plaque.
Pemphigus au niveau du dos.
On donne à l’enfant 2 comprimés par jour, pendant 5 jours. Une partie est rejetée par vomissements.
Le 23 juillet. — Une défervescence s’amorce.
Température : matin 3906, soir 3803.
Maintenant, l'enfant urine bien, mais vomit toujours.
JÉSRE tee,
La plaque rétrocède.
À partür du 24 juillet, la température tombe en lysis, arrive à 3009, le 26 juillet.
Le 27 juillet et pendant encore 6 jours, l’enfant prend 1 comprimé de colorant azoïque.
La plaque disparaît le 29, soit au 122 jour de l’affection.
L'état général s’améliore et l’enfant sort guéri le 4 août
OBSERVATION LXVII. — C... Michelle, 7 mois 1/2 ; hospitalisée le 13 juin 1935 au 3€ jour d’un érysipèle qui occupe tout le membre inférieur gauche, du pied, quiiest très œdématié, à la racine de la cuisse.
Température : 3902.
On fait absorber un comprimé de chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine à l’enfant pendant sept jours.
La température en 24 heures tombe à 3609, et se maintient à la normale les jours suivants.
La plaque rétrocède d’abord à la jambe, puis à la cuisse, enfin au pied. Le 19 juin (au 11€ jour de l’érysipèle) le membre gauche a repris son aspect normal et l’enfant est emmenée par ses parents, le 21 juin 1935. Guérison.
OBSERVATION LXVIII. — C... Albert, 6 mois, est admis le 20 juin 1935 au 3€ jour d’un érysipèle du tronc. Celui-ci en effet, occupe la poitrine, le dos, l’abdomen, les régions fessières et les 2 membres supérieurs surtout le gauche. La face est indemne.
Température : 3993.
On lui donne 2 comprimés de chlorhydrate de sulfamidochrysoïdine, le 20 et le 21 juin.
Le 21 juin au matin (4° jour de l’érysipèle), température : 370, qui ne variera pas jusqu’à'sa sortie.
Le 22 juin l’enfant a de la diarrhée avec filets de sang dans les selles. On supprime le colorant azoïque.
Le ES
L’érysipèle commence à desquamer.
Le 23 juin. — La diarrhée a presque entièrement cessé ; l’érysipèle a disparu aux membres supérieurs, mais desquamation de tout le corps surtout de la région fessière.
Le 26 juin, l’érysipèle a totalement disparu.
Le 29 juin, l'enfant est rendu guéri à ses parents.
OBSERVATION EXIX. — L..…. Michel, 3 mois, est hospitalisé le 22 mai 1935 pour un érysipèle de la face au 2e jour, consécutif à une incision d’adénite cervicale gauche. La plaque occupe toute l’hémiface gauche.
La température à 389 le matin de son entrée est à 400 le soir.
Mauvais état général.
Ce n’est qu’à partir du lendemain, et durant 6 jours consécutifs qu'il reçoit un comprimé de chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine.
La température tombe alors en 24 heures.
Le 24 mai, elle est à 3609.
Les jours suivants, à la suite d’un fover à lä base droite, la température atteint progressivement 3804, puis redescend à la normale le 29 mai. La plaque érysipélateuse avait disparu le 27 mai.
L'enfant est emmené, guéri, le S juin 1935.
OBSERVATION LXX. —:C.." Jean, 2 mois 1/2,"est admis à l’hôpital Claude-Bernard le 23 mai 1935, au deuxième jour d’un érysipèle de la face, consécutif semblet-il, à une otite de l'oreille droite.
La plaque occupe la joue et la région mastoïdienne droites, et toute la région cervicale.
Le nourrisson reçoit pendant cinq jours consécutifs un comprimé de colorant azoïque, en 2 fois.
La température tombe en deux temps : elle atteint 3608
le soir du 25 mai (4° jour de l’érysipèle) et reste aux alentours de 370 les jours suivants.
Le 26 mai, la plaque est à peine apparente et le 31 mai (10€ jour de l'affection) la peau est redevenue normale. L'enfant sort de l'hôpital le 3 juin 1935, guéri.
Les résultats obtenus chez le nourrisson et l’enfant érysipélateux traités par le chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine sont assez voisins de ceux qu’a observés GmeLin. Il a traité dix cas d’érysipèle par le dérivé de la chrysoïdine chez des nourrissons et des enfants un peu avancés en âge. Il a observé que presque uniformément le deuxième ou le troisième jour du traitement, la fièvre tombait et que la plaque érysipélateuse disparaissait dans un court délai.
Jusqu'ici, le pronostic vital de l’érysipèle dans le premier âge était très sombre. TroussEAU n’a jamais vu guérir l’érysipèle chez les enfants ayant moins d’un mois. Rocer cite la statistique de la clinique Tarnier, qui montre que sur 38 cas soignés en 12 ansil y eut 4 guérisons. Lui-même n’a vu guérir que 2 enfants sur 14 ayant moins de 2 mois. — Enfin, NoBécourT, récemment, après avoir réuni les diverses statistiques, conelut à une mortalité de 80 % dans les 3 premiers mois de la vie.
Nous sommes loin de ce chiffre, puisque aucun des nourrissons que nous avons traités n’a succombé. De plus, on ne pourra pas objecter que ce sont des sup, purations qui ont modifié avantageusement le pronostic de ces érysipèles, ainsi que le pensait De- LHOMME. Aucun des nourrissons et enfants traités n’a fait de suppuration.