‹ Traitement de l'Érysipèle par le Chlorhydrate de Sulfamido ChrysoïdineChapitre 27 sur 33 · CAS PARTICULIERS · texte numérisé non relu

CAS PARTICULIERS

En dernier heu, nous citerons quelques observations qui présentent, semble-t-il, un certain intérêt.

D'abord, le résultat du traitement d’un érysipèle chez une femme diabétique, dont le diabète a été une surprise d'examen.

— Puis, Pobservation Mes femme enceinte de 8 mois et qui fit un érysipèle de la face.

— Enfin, celle d’une femme enceinte de 9 mois, accouchée au 2€ jour d’un érysipèle de la face.

OBSERVATION LXXI. — F.….. Anaïs, 41 ans, concierge, est admise à l'hôpital Claude-Bernard le 21 septembre, 1935, pour érysipèle au 5° jour.

Le début de l’affection remonte au mardi 17 septembre, La malade, ce jour-là, présente quelques éternuements, remarque une petite plaque rouge à la racine du nez. Elle se plaint de fatigue, n’a pas de frissons, mais des nausées suivies de vomissements.

Le lendemain matin, le 18 septembre, la plaque érysipélateuse s'étend progressivement. Température : 390,

Les jours suivants, l’érysipèle gagne toute la face, les

oreilles, le cuir chevelu. La température persiste en plateau à 390-3905, et c’est le samedi matin, 21 septembre, que la malade est envoyée à l'hôpital.

À son entrée, la température est à 4002. Le pouls est à 120. On compte 35 respirations à la minute. La langue humide, est saburrale.

La plaque rouge écarlate occupe toute la face, n’épargne pas le menton, atteint les oreilles qui sont tuméfiées et déjetées en dehors, et s'étend en arrière sur tout le cou. D'autre part, le cuir chevelu est pris dans sa presque totalité

La peau est chaude, infiltrée. Il existe une adénopathie sous-maxillaire bilatérale.

L’examen somatique ne révèle rien d’anormal. À signaler pourtant la tension artérielle qui est à 15-9.

Par ailleurs, on constate sur les grandes lèvres et la région pubienne un placard violacé, large de 3 travers de doigt environ, limité nettement par la peau saine et où les poils sont décolorés. On apprend que cette lésion aurait succédé à des furonceles successifs que la malade à eus sur la région pubo-vulvaire 1l y a quelques mois.

Les ‘urines, enfin, contiennent de l’albumine et de l’urobiline. La réaction à la liqueur de Fehling est douteuse.

La malade reçoit le 21 septembre, 8 comprimés à 0,25 de chlorhydrate de sulfamido chrysoïdine.

Régime lacté intégral.

Le 22 septembre : température : matin: 39 © ; soir : 3806.

Urines : 1.000 ec., ne continnent plus d’albumine, mais du sucre et de l’urobiline.

La plaque érysipélateuse, encore rouge, commence à s’atténuer. Dosage d’urée sanguine : 0,43.

La malade absorbe 8 comprimés à 0,25 de colorant azoïque.

Régime lacté intégral.

Le 28 septembre : température : matin 36 09 ; soir : 3706, Urines : 850 ce., contiennent toujours sucre et urobiline.

De

La plaque pâlit. Régime lacté intégral. 8 comprimés de colorant azoïque.

Le 24 septembre. — Température : matin 370 ; soir 3793. La plaque commence à rétrocéder. 8 comprimés à 0,25. Le 25 septembre. — Température : matin 3705; soir 3706.

Urines : À litre, contiennent 42 gr. de glucose par litre,

pas d’acétone.

La plaque desquame. 6 comprimés de colorant azoïque.

Le 26 septembre. — Température : matin 3704 ; soir 3703. Urines : 1.500 gr. Présence de sucre, glucose sanguin, d'6r. 80:

On isstitue un régime à la malade :

200 gr. de pommes de terre.

200 gr. de légumes verts.

3 œufs.

Pas de lait.

6 comprimés de colorant azoïque.

Le 27 septembre. — Température : matin : 3703 ; soir : 3704.

Urines : 750 ce. Glucose urinaire : 1 gr. 90 par jour. 1 gr. 42 par litre.

La plaque desquame principalement au euir chevelu et au cou. 6 comprimés.

Le 28 septembre. — Température : matin : 370 ; soir : 3704,

Urines : 1 1. 500, pas de glucose ni d’acétone.

La malade se sent bien. 6 comprimés.

Le 29 septembre. — Température : matin : 3702 ; soir :

La plaque a complètement disparu. La malade continue à se sentir bien. Pas de glucose dans les urines. On maintient la malade avec 4 comprimés de colorant azoïque par jour.

Elle entre en convalescence.

On augmente son régime d’un litre de lait.

50 grammes de beurre. .

60 grammes de gruyère.

OBSERVATION LXXII — D... Anna, 37 ans, ménagère, entre le 18 mai 1935 pour un éaipale de la face au 3e jour.

La malade est enceinte de 8 mois.

La plaque érysipélateuse occupe uniquement Ja Roc droite, respectant le nez et l’œil.

Grosse réaction ganglionnaire.

Température : 4005.

On donne, pendant 3 jours, quatre comprimés à 0,25 de colorant azoïque. Le lendemain, 19 mai, température à 3702, remonte le 20 mai au soir, à 390, puis le 21 au matin, descend à 3607 et se maintiendra en dessous de 370 jusqu’à sa sortie.

Le 22 mai, la plaque est en pleine desquamation et le 29 mai, la peau est redevenue normale.

La malade sort le 12 juin, complètement guérie.

OBSERVATION LXXIII — D... Yvonne, 35 ans, professeur de français, est envoyée par la Maternité de l’hôpital Saint-Antoine, comme suspecte d’érysipèle, le 2 mai

On apprend, à l’interrogatoire, que la malade, enceinte de 9 mois — ses dernières règles datent du 28 juillet 1934, a commencé à ressentir les premières douleurs de travail le 1er mai 1935, vers 19 heures, alors qu’elle était chez elle.

Elle s’est plainte, en même temps, d’une sensation de brûlure dans la région malaire droite.

Elle n’a eu mi frissons, ni nausées, ni vomissements. Elle constate vers 20 h. 30 que sa joue droite ainsi que son cou, commencent à enfler et que le moindre attouchement de son hémiface droite est douloureux.

Les douleurs utérines devenant plus intenses, la malade

se:

vers 21 h. 30 que la tête de l’enfant est engagée, le dos à

) ‘ésente à la maternité de Saint-Antoine où on constate

d Gite, les membranes rompues, le col long et perméable.

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La température est à 3705. On constate également une certaine rougeur de l’aile droite du nez.

Vers minuit, la malade est prise de vomissements bilieux, vomissements qui ne cesseront qu'après l'accouchement.

Le 2 Mai. — À 1 heure du matin, on constate que la rougeur de l’aile du nez a envahi l’hémiface droite qui est douloureuse. La température est à 3805. On diagnostique un érysipèle, et la femme est amenée à 3 heures à Claude- Bernard.

Les douleurs utérines augmentent progressivement d’in- tensité et la femme accouche à 8 h. 30 d’une fille pesant 3 kg:200:

À 8 h. 55 délivrance naturelle, paraissant complète, et pesant 650 gr.

Une double épisiotomie a nécessité 4 crins.

À 9 heures du matin, la malade se plaint de violentes douleurs dans la tête et dans le conduit auditif externe droit.

On constate alors à l'examen, qu’une plaque occupe toute l’hémiface droite, y compris l’aile droite du nez, descendant à 4 travers de doigt au-dessous du maxillaire inférieur, et s’arrêtant en haut, au cuir chevelu qui est indemne.

L’œil droit est œdématié et la malade peut à peine soulever la paupière supérieure. Près de la commissure labiale droite, siègent quatre phlyctènes dont l’une atteint la grosseur d’une noisette. é

La plaque est chaude, bordée par un bourrelet, net surtout à la partie inférieure, extrêmement douloureuse à la périphérie.

Adénopathie sous-maxillaire droite.

L'examen général est négatif, À retenir seulement que la tension artérielle est à 11-7 ; le pouls à 120, et qu’on compte 32 respirations à la minute.

Dans les antécédents pathologiques : scarlatine à 17 ans,

puis, à 29 ans premier érysipèle de la face et du cuir chevelu ; un an après, second érysipèle à même localisation. Enfin, on apprend que depuis une huitaine de jours, la

Maladie Etsatile x ann — aude Brrunand.

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