CONCLUSIONS
Jusqu’alors, les traitements, tant locaux que généraux, de l’érysipèle, ont paru décevants, sinon inopérants, surtout chez le nourrisson.
L’expérimentation per os d’un nouveau médicament chimiothérapique, le chlorhydrate du 4-sulfamido-24-diamido-azobenzène ou chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine, a été faite chez 142 érysipélateux.
La chute de la température, la diminution et la disparition de la plaque érysipélateuse, la durée totale de la maladie furent les tests sur lesquels nous nous sommes basé pour juger l'effet thérapeutique de ce produit.
De l'étude individuelle des observations, nous sommes amenés à conclure que le chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine employé comme traitement dans les érysipèles de la face, chez l’adulte et le vieillard, semble raccourcir nettement la période fébrile de l'affection et faire disparaître plus rapidement
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les symptômes cutanés que tout autre médication connue.
D'autre part, dans les érysipèles des membres qui, d'ordinaire ont une évolution lente entrecoupée de poussées et compliquée de suppuration, le chlorhydrate de chrysoïdine paraît avoir permis une guérison presque aussi rapide que celle de l’érysipèle de la face.
Nous insisterons surtout sur le rôle indéniable de ce médicament dans l’érysipèle si grave du nourrisson, où la guérison survient dans les mêmes délais que chez l’adulte.
Enfin, l’expérimentation du chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine, nous a permis d’avoir la conviction que ce corps n’est pas nocif et est très bien supporté par les érysipélateux.
C’est pourquoi nous croyons posséder dans le chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine le médicament spécifique de la dermite streptococcique.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de Thèse, ROUSSY À,. LEMIERRE
VU ET PERMIS D’'IMPRIMER Le Recteur de l’Académie de Paris,
CHARLÉT Y