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chrysoïdine n’a aucune influence fâcheuse, ni sur le sang, ni sur l'appareil cardio-vasculaire, ni sur Île rein. Chez tous nos malades, le chiffre de l’urée sanpuine est resté normal, D'autre part, chez les érysipélateux qui présentaient à leur entrée à l’hôpital de l’albumine dans les urines, quelques jours après l’administration du colorant azoïque, nous avons vu disparaître complètement cette albuminurie.
Le chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine colore les urines en rouge acajou. Cette coloration, chez nos malades est survenue environ 1 heure ou 1 heure 1 /2 après l’absorption des 2 premiers comprimés.
‘Chez l'individu normal, l’élimination semble se faire moins rapidement (environ 3 heures après l’ingestion). Cette élimination ne paraît pas plus rapide si l’on ingère en même temps que le colorant une grande quantité de liquide.
Tant que dure la cure, les urines restent colorées. S1 les urines sont alcalines, la coloration disparaît. On la fait réapparaître en acidifiant le liquide par l'acide acétique, par exemple.
Enfin, 48 heures après la cessation du traitement, les traces de matière colorante disparaissent de l'urine.
Il nous a semblé intéressant de rechercher le colorant dans l’urine. Un procédé, assez grossier d’ailleurs, basé sur le dosage des chlorures urinaires, peut être fait au hit du malade : dans un verre, on verse 20 cc. d'urine, on ajoute 5 ce. de solution déeinormale de nitrate d’argent. Il se forme un précipité blanc. On surcolore, précipité et liquide, par 5 ce.
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de solution saturée d’alun de fer ; on laisse au repos quelques minutes. Dans une urine normale, on constate que le précipité, dont une partie est restée à la surface {l’autre est au fond du verre) est blanc verdâtre et le liquide citrin.
Dans le cas d’une urine contenant du colorant azoïque, le précipité est toujours au fond du verre, il est foncé, d'autant plus qu’il y a plus de colorant, et le liquide est nettement marron:noir.
Ce procédé n’a qu’une valeur indicative, — Pour doser le colorant dans l’urine, le mieux serait d’employer la méthode colorimétrique après réduction de l'urine à un pH déterminé.
Enfin, dans bien des cas, 1l est difficile de mettre en évidence l’urobiline dans une urine très rouge. En ce cas, et ce procédé pourra servir également pour la recherche du colorant, on utilisera la méthode suivante
Dans une ampoule à décantation, on met 10 ce. d'urine de couleur rouge acajou. On ajoute une partie presque égale de chloroforme, et on brasse. Après repos de quelques minutes, on voit à la partie inférieure de l’ampoule, le chloroforme jauni par le colorant et surmonté par l’urine. On recueille le chloroforme qu’on remet dans une ampoule à décantation. On ajoute 10 ce. d’eau acidulée par de l'acide acétique (1 cc. pour 10 ce. d’eau). On agite. Après repos, on observe à la partie inférieure de l’ampoule le chlo-
roforme incolore et au-dessus de lui l’eau acidulée
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qui, ayant dissous le colorant, est de couleur rouge orangé.
C’est sur le chloroforme incolore qu’on pratique les réactions habituelles pour la recherche de l’urobiline.
Dans quelques cas, assez rares d’ailleurs, et lorsqu’on a fait ingérer aux malades de fortes doses de chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine, non seulement il se produit une hypercoloration des urines, mais 1] peut y avoir aussi, une teinte Jaune orangé légère des téguments. Contrairement à ce qui se passe avec le jaune d’acridine, la peau n’est pas sensibilisée à la lumière. Cette teinte des téguments disparaît après cessation du médicament.
Enfin, nous rappellerons que le colorant azoïque est susceptible de passer dans la sécrétion mammaire, ainsi que nous l’avons remarqué chez une accouchée dont nous avons relaté l'observation en dernier lieu.