DRE
Les applications émollientes (cataplasmes de mie de pain ou de fécule de pommes de terre, compresses d’eau de sureau ou de guimauve) très employées naguère ont été remplacées par des applications antiseptiques. On a vanté successivement les mérites thérapeutiques du nitrate d’argent, puis de l’huile phéniquée à 1/10 (Hayem), de la vaseline boriquée ou phéniquée, de la pommade mercurielle, de lessence de térébenthine, de l’iodoforme.
Favre et MATHIEU préconisent le pansement humide à l’alcool, perfectionné par le masque de CHaLier et Roman-Monnier.
Le sublimé a été employé à 1 /5.000 en compresses, et en pulvérisations en solution éthérée à 1 % (TALAMON).
Harray a traité des malades par applications de bicarbonate de soude en poudre.
Juhel Renoy utilisait en badigeonnages pluriquotidiens un mélange de traumaticine et d’ichtyol à parties égales.
FRANKE emploie le collodion et Suzuki, l'huile éthérée de chénopode stabilisée avec un jaune d'œuf.
En Allemagne, on a proposé des badigeonnages de pyotanin à 5 % ou encore d’un mélange appelé érysiptine, ou aussi de solution alcoolisée d’ichtyol à 5 ouL0:;
On a employé l’iode, soit sous forme de teinture d’iode seule où avec du gaïacol (1 partie d’iode pour 4 de gaïacol de tétrachlorure iodé (Gouseau), de teinture d’iode dédoublée (Besser et Lécaezrs).
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Certains auteurs enfin utilisent l'alcool à 600 iodé à 1 % qu’on applique matin et soir sur la plaque érysipélateuse et sur une large zone de peau saine environnante.
Au cas où les phénomènes inflammatoires seraient très marqués, on a préconisé des pulvérisations de vapeur d’eau simple ou alcoolisée au moyen de la marmite de Lucas-CHAMPIONNIÈRE. On se trouvera bien aussi de ces pulvérisations s’il existe, à la suite d'ouvertures de phlyctènes ou de bulles, des éléments impétiginés qu’on badigeonnera ensuite soit au violet de gentiane, soit à la fuchsine.
À ces divers traitements médicamenteux locaux on a substitué, surtout en Allemagne et aux Etats-Unis des méthodes physiothérapiques. L'emploi des rayons X et de la lumière infra-rouge auraient donné des résultats encourageants (HernENHaIN et Friep- MANN).
D’autres auteurs enfin, ont préconisé l'emploi des rayons ultra-violets qui leur aurait permis d’obtenir de bons résultats (Becker, Une, Prarou, Nrcn- TINGALE).
Devant les résultats diseutables du traitement local, on a pensé instituer un traitement général de l'infection. C’est celui de toute maladie infectieuse (diète lactée, boissons abondantes, quelques toniques) auquel s’est ajoutée : soit une sérothérapie spécifique, soit une protéinothérapie, soit une chimiothérapie. Ces tentatives nouvelles n’ont pas toutes donné les