‹ Traitement de l'hydarthrose périodiqueChapitre 14 sur 26 · MOYENS PHYSIQUES · texte numérisé non relu

MOYENS PHYSIQUES

Les moyens physiques sont tentants à essayer. 1° L’IGNIPUNCTURE LOCALE,

2° LA RADIOTHÉRAPIE LOCALE. Jean HUET et Etienne May ont rapporté à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, en 1937, l'influence heureuse de la radiothérapie locale chez une de leurs malades. Ils ont obtenu une guérison.

Nous ne savons comment agit cette radiothérapie locale. Probablement de la même façon qu’elle agit sur lés douleurs par l'intermédiaire des terminaisons cutanées des filets sympathiques, soit sur les filets

sympathiques contenus dans les vaisseaux de Parti-

culation. s

D’autres auteurs, VOGL en particulier, n’ont vu dans son action qu’une psychothérapie déguisée.

Quoi qu’il en soit, la malade de Jean HUET (obser-

vation I) a eu 8 séances d'irradiation. La guérison a été obtenue au bout de ces 8 séances et les auteurs

recommandent l'emploi systématique de la radiothérapie locale.

3° LES RAYONS ULTRAVIOLETS sont également recom-

mandés. Une série de douze, à raison de 3 par semaine.

Chez notre malade, l’amélioration consécutive à la série d’ultravioléts a été de six mois.

Comment agissent les ultraviolets? Est-ce par un mécanisme local ou général? Nous ne le savons; toujours est-il que très souvent ces séances des rayons ultraviolets déterminent une fièvre passagère. (La fièvre consécutive aux coups de soleil est bien connue.) Aussi nous pensons que le traitement par les rayons ultraviolets est déjà une pyréthothérapie sans choc et que c’est peut-être là la cause de son action bienfaisante sur lhydarthrose périodique.

4° LES ONDES COURTES. — On obtient au moyen de la lampe Triode des élévations thermiques considérables qui, en quelques minutes, portent la température du sujet à 40°.

C’est donc en somme une pyréthothérapie avec choc que l’on obtient par l'emploi des ondes courtes.

5° TRAITEMENT DE MIRAMOND DE LA ROQUETTE par les RAYONS INFRA-ROUGES. — On utilise le bain de chaleur locale. On place le membre malade dans une source de chaleur avec interposition d’un écran de verre pourpre. Ici aussi, on utilise donc encore une pyréthothérapie sans choc.

Chez notre malade, ce traitement a été suivi d’une rémission de six mois. |

Page 1