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svphilis aequise où héréditaire. De plus, le traitement spécifique n’a jamais eu une action sédative sur l’hydarthrose périodique.
BEUGEARD, dans sa thèse de 1930, cite bien une hydarthrose périodique survenue chez une femme atteinte d'accidents d’hérédo-syphilis (ostéo périostite: néphrite svphilitique). Le traitement spécifique a fait retrocéder les accidents syphilitiques, mais n’a pas paru avoir une action radicale sur l’hydarthrose, puisqu'elle a réapparu 15 mois après un traitement par le cyanure de mercure.
FÈRE, dans la Revue de Chirurgie de 1898, signale
l'apparition d'hydarthrose périodique chez un para- * lytique général,
Comme la nature syphilitique de l'affection n A pas suffisamment démontrée, on s’est tourné vers la tuberculose. |
Pouret l’a invoquée. Cniray et M°"° MICHELOWSKY se sont faits les défenseurs de cette thèse. Ils ont rapproché les prodromes violents signalés au début, des
accidents observés dans ia sérothérapie tuberculeuse.
Ils ont même dit que ces en étaient de même nature.
Malgré lout, cette étiologie paraît occasionnelle, On a pu parfois remarquer la coïncidence de quelques cas d’hydarthrose et de iuberculose articulaire ou pulmonaire. Mais il n’est guère possible d’en conclure, de facon affirmative, la nature tuberculeuse, car :
a) le liquide de ponction d'hydarthrose inoculé au
robaye n’a jamais déterminé de tuberculose chez cet animal.
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b) de plus, on n’a jamais constaté l'apparition de tumeur blanche chez des personnes atteintes d’hydarthrose périodique antérieurement. ,
3° LES TROUBLES ENDOCRINIENS. -— Devant la faillite de la thèse infectieuse, on a chate une origine endocrinienne.
Parmi celles-ci, deux ont tout de suite retenu l’at- tention : < A) Les troubles thyroïdiens, B) Les troubles ovariens.
A) LES TROUBLES THYROIDIENS. —— On a constaté aussi bien des signes d'hyperthyroïdie Le des signes d “hypothyroïdie.
a) Hyperthyroïdie.
MoorE a observé l’hydarthrose Bériodique chez une malade atteinte de tachvcardie paroxystique.
En 1871, LŒWENTHAL a signalé une Basedowienne atteinte d’hydarthrose et l’influence heureuse du traitement de la maladie de Basedow sur l’évolution clinique de l'hydarthrose. | |
PLETZER à noté un mouvement de bascule existant “entre la crise de Basedow et l’hydarthrose périodique chez un de ses malades.
Depuis, d’autres auteurs ont signalé des cas analogues.
ei no btaidie:
Elle a toute entière fait lobe de l’observati@® sur laquelle est étayée la thèse de Marquer en 1910. Chez cette personne nettement hypothyroïdienne, présentant une hvdarthrose périodique, l’ingestion quoti-
HS) tue — “ -dienne de 0 gr. 35 d’extrait sec de poudre de thyroïde, pendant 3 mois et demi, a amené une amélioration de l’état général, en même temps qu'une disparition de l’hydarthrose périodique.
Notre malade présentait quelques petits signes d'hypothyroïdie.
B) LES TROUBLES OVARIENS ont surtout été invoqués ces temps derniers.
On a surtout constaté l'insuffisance ovarienne chez ces malades. |
La puberté tardive a été notée Par Brum en 1872 par Kozge en 1881,
La dysménorrhée par Fieprer en 1881.
Notre malade avait des règles peu abondantes.
SCHLESSINGER, dans deux articles de la Presse Médicale parus en 1926 et en 1929, considère que l’hydarthrose périodique est due à un hypofonetionnement ovarien. |
L'apparition de lhydarthrose à la puberté serait
due, selon lui, aux troubles ovariens si fréquents à
cette époque.
Le traitement ovarien, soit par ingestion de pou-
dre d’ovaire, soit par injection de folliculine, aurait
guéri de nombreuses malades.
Enfin, il se base sur un fait unanimement reconnu par tous les auteurs depuis l’étude de Moore, c’est
l'influence suspensive qu’exercent la grossesse et la laëfation sur l’hydarthrose périodique. Aussitôt après
le sevrage, les crises d’hydarthrose réapparaissent. - Cétte action suspensive de la grossesse s ’expliquerait par la suppléance de l’hormone placentaire,
Csaber À MS à
À ceci, on peut dire que l'insuffisance ovarienne peut expliquer quelques cas d’hydarthrose périodique, mais non tous les cas. Et que dire de ceux qui surviennent chez l’homme?
Enfin, dans bien des cas, on ne trouve chez les porteuses d’hydarthrose périodique aucun signe d’insuffisance ovarienne et, de plus, le traitement ovarien ne modifie pas, le plus souvent, la marche de la maladie.