ANATOMIE PATHOLOGIQUE
On n’a jamais fait d'autopsice d’hydarthrose périodique. Re
Après arthrotomie, on a constaté un épaississement de la synoviale et des cartilages.
EXAMEN DU LIQUIDE. — Liquide citrin dont l'examen chimique et cytologique révèle les caractères inflammaloires.
L'examen bactériologique n’a jamais rien montré d’anormal.
L’inoculation au cobaye a toujours été négative.
ARS * ETIOLOGIE Age. — C’est en général entre 15 et 30 ans qu'a lieu la première atteinte.
Comme âges extrêmes, on note : 12 ans et 53 ans.
Sexe. — Plus fréquent dans le sexe féminin.
Hérédité. — Elle a été signalée dans quelques cas
par Le Dexrvu et DELBET, dans leur traité de chirurgie, en 1910. Il semble, en réalité, qu’on ne puisse la re-
tenir. :
Re
PATHOGENIE L k
Elle est importante, c'est d’elle que devraient découler tous les traitèments préconisés jusqu'alors.
Elle est complexe, on a invoqué toutes les causes el on a émis toutes les hypothèses.
À priori, il semble que l’on puisse rejeter deux infections, tant il est rare de voir l’hydarthrose périodique évoluer à la suite de ces deux maladies. Ce sont :
Le rhumatisme articulaire aigu,
- La gonococcie.
LE RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU : parmi les nom-
breuses observations publiées depuis létude de
Moore, il n’y a que deux malades dans les antécé-
dents desquels on retrouve le rhumatisme articulaire aigu. Ce sont les malades de Gorx ét de BLANC, en 1896 et en 1897.
LE RHUMATISME GONOCOCCIQUE :
Weiss, en 1898, signale le cas d’un malade atteint
de rhumatisme gonococcique localisé au genou et qui
a fait par la suite une hydarthrose périodique.
BENDA; en 1900 : apparition 6 ans après une blennorragie, d’une arthrite du genou suivie d’hydarthrose périodique. :
BEUGEARD, dans sa thèse de 1930, en cite un cas semblable éntre autres observations, sans d’ailleurs “insister plus particulièrement sur ce fait. Il se contente de le noter comme éliologie possible.
A AL dE a
Parmi les étiologies possibles, on s’est tourné vers : 1° Le traumatisime,
2° Les infections,
3° Les troubles nerveux et sympathiques, 4 Le terrain.
1° LE TRAUMATISME. — On le trouve quelquefois à la base de l’affection. Le malade d’une de nos observalions en est un exemple. Toutefois, il faut reconnaître que le traumatisme fait défaut dans Ja majo-. rité des cas. a
2° LES INFECTIONS. — Parmi celles-ci, il faut retenir : le paludisme —— la syphilis — la tuberculose. a) Le paludisme.
En raison de son sllure cyclique, on l’a incriminé tout d’abord. Cette thèse a été défendue par Moore en 1867. Il s'était basé sur deux cas :
Pour le premier, son malade atteint FE d'hsdahrone périodique avait eu la malaria. |
Pour le second, le traitement par l'ingestion de quinine aurait eu un effet curatif sur l’hydarthrose périodique.
Mais si l’on jette un coup d'œil sur les observations d'hydarthrose périodique, on voit que le paludisme est absolument exceptionnel sans les antécédents de ces malades.
b) La syphilis,
On la trouve parfois dans les antécédents des ma- —lades. La nôtre avait eu un B. W. légèrement positif. Mais on trouve bien souvent aussi lhydarthrose périodique chez des malades indemnes de toute