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« à n’injecter que des quantités assez faibles en pre- « nant bien garde de ne pas pousser l'injection dans « un vaisseau, si l’on ne veut s’exposer à des accidents. « inflammatoires et tous leurs ennuis. De plus, la « résorption rapide de l’iode empêche ces iujections « d’avoir une action très prolongée. Dans ces condi- « tionsonestobligé pour obtenir unrésultat de renou- « veler à courts intervalles et un grand nombre de « fois l’opération ».
En 1884, début des expériences de M. le Docteur Dury, l’iodoforme dissous dans l’éther lui parut êtrele désideratum qu’il cherchait : tolérance des tissus, richesse en iode, grande fixité du médicament qui,. ne livrant son iode que peu à peu, prolonge d'autant. son action, tout ce qu'il voulait trouver était réalisé.
Il expérimenta l’éther iodoformé dans le goître avec plein succès. Chez les premiers opérés, les piqû-. res faites un peu timidement donnèrent une guérison déjà plus courte que dans les autres procédés. Enfin, fixé sur l'innocuité de la méthode, il adopta la manière suivante. :
Avec une seringue de Pravaz pleine d’éther iodoformé à 10°, dont l'aiguille est enfoncée dans la profondeur du goitre, on injecte 2 à 3 gouttes, puis on retire légèrement l'aiguille qu'on ‘enfonce dans une autre direction pour déposer de nouveau 2 à 3 gouttes ; et ainsi de suite partout, jusqu’à ce que la tumeur soit bourrée du liquide. |
Chaque fois l'on injecte 1 à 6 grammes d’éther iodoformé, suivant le volume du goître ; 2à3 séances
suffisent, parfois une seule. Chacune d'elles doit se faire à un intervalle de 2 à 3 mois, l'action résolutive étant très prolongée. Il faut, en outre, injecter lentement ; l’éther bouillant à la température du corps émet des vapeurs qui pourraient donner une tension trop forte.
Chez les opérés, aucune réaction, tout au plus une tension légèrement douloureuse pendant vingtquatre heures.
A la suite de ces succès, M. Dury eut l’idée d'essayer le même procédé dans les kystes tendineux, si souvent rebelles à toute médication.
Quelques gouttes d’éther iodoformé eurent raison de ceux qu'il traita. É
Enfin, par analogie, il tenta la cure del’hydrocèle par le même agent médicamenteux, employé dans les mêmes conditions. Trois cas furent opérés ; tous les trois furent guéris «avec une simplicité vraiment merveilleuse » dit l’auteur (sept. 1892).
Actuellement M. Duruy a traité par sa méthode:
78 goitres,
150 à 160 kystes tendineux,
17 hydrocèles.
Il n’a jamais eu qu'à s’applaudir d’y avoir eu recours, tant à cause de la facilité que de la rapidité et de la sûreté des résultats. Jamais le moindre aceident, jamais la plus petite réeidive.
Cet exposé est peut-être un peu long, mais nous a paru nécessaire, parce qu’il nous a semblé curieux de montrer par quel lent acheminement de l'esprit,
N a appliquer l'éther iodoformé au traitement de lhy cèle. RS are
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