MANUEL ET SUITES OPÉRATOIRES
Le manuel opératoire de M. Dury est-des plus simples. s
Un seul instrûment est nécessaire, celui qui se trouve dans les mains de tous les praticiens, la seringue de Pravaz. Il faut de plus une petite fiolè contenant quelques grammes d’éther iodoformé à 10 0/0.
Le champ opératoire est asepsié comme pour toute piqure hypodermique. La main gauche tenant les bourses, on prend de la main droite la seringue armée de l’aiguille que l’on enfonce ainsi facilement au lieu d'élection.
Ceci fait, on retire le corps de la seringue et le liquide vaginal s'écoule lentement, mais avec assez de facilité cependant : le liquide de l’hydrocèle est en effet presque toujours très clair et très fluide.
C'est d’ailleurs le seul temps de l’opération auquel on puisse adresser un reproche: l’aiguille donne un écoulement peu rapide. Il est facile de remédier à cet inconvénient : dans notre observation IIT, le liquide s’évacuant trop lentement à notre gré, nous avons imaginé d'enfoncer un petit trocart qui vida la vaginale plus vite. Puis nous le retirames, fermant la piqure avec un peu de collodion ; et par laiguille, restée en place nous fimes notre injection.