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(Toutes ces ponctions ont été faites aseptiquement. Si le 30 septembre 1892, l'injection iodoformée a donné une récidive, cela tient à ce que l’éther était en quantité insuffisante pour la distension de la vaginale. Voilà une opération simple, facile et rapide ; elle est de plus peu douloureuse et, ce qui est à considérer, elle n’occasionne aucune perte de temps.)
OBSERVATION IV (personnelle)
Che Ans ner Sacy (Ardennes), seieur de long, demeurant actuellement à Reims, entre à l'Hôtel- Dieu de: cette ville, dans le service de M. le docteur Decés, professeur de clinique chirurgicale, le 28 octobre 1895.
Le 31, nous l’examinons, avec la permission de M. Decés de pratiquer l'opération de M. Dury.
Anlécèdents hérédilaires. — Nul.
Anlécédents personnels. — Vers l’âge de 16 ans, le malade a eu le testicule gauche qui est devenu lentement gros et douloureux. Depuis cette époque, la douleur testiculaire est révenu fréquemment, en général sourde, parfois. légèrement aiguë et lancinante.
Il y a quinze ans, hernie du même côté, suite d’un effort. L'année de:nière, production d'une nouvelle hernie à droite.
Enfin, il y a deux mois, la bourse gauche est devenue grosse et tendue ; de l'eau s’est formée, dit le malade. Elal actuel. — Le malade, quoique d'une stature et d'un aspect robustes, a la figure amaigrie, sans teinte spé-
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L'auscultation de la poitrine nous indique un sommet droit induré légèrement, et quelques craquements humides au sommet gauche.
Abcès dans l’aisselle du côté droit. Hernies inguinales droite et gauche; cette dernière plus volumineuse, mais nettement séparée du testicule.
Celui-ci est en arrière et en bas refoulé par un rs cèle peu accentué. Cependant nous constatons la fluctuation et la transparence assez facilement. Le testicule et l'épididyme semblent confondus en une seule masse plus grosse que l'autre testicule.
Opération. — Nous ponctionnons avec l'aiguille de Pravaz. Le liquide s'écoule sans trop de difficulté, mais plus jaune que la sérosité habituelle de l’hydrocèle. Soixante grammes environ sont évacués. Nous injectons rapidement 3 centim. cubes d’éther iodormé à 10 0/0.
Le malade, très impressionnable, accusant quelque douleur, nous laissons échapper un peu de vapeurs et tout s'apaise.
2 novembre. — Nous revoyons l’opéré. Il se porte bien et s’est levé le lendemain de l'intervention. Nous n’assistons pas à sa sortie. Mais nous recevons de ses nouvelles en avril 1895 : aucune récidive. à
L'épididyme, après l'évacuation du liquide, était bosselé par endroits et induré ; il se confondait presque avec le testicule. Rien au cordon. Nous avions là sans doute une hydrocèle symptomatique de tuberculose de l’épididyme).
OBSERVATION V (personnelle).
Le nommé A. D..., âgé de 38 ans, cultivateur à Epoue ville, entre le 20 avril 4895. au nouvel hôpital du Havre, pavillon I.
Cet homme présente une hydrocèle assez volumineuse développée dans la tunique vaginale gauche. Antécédents hérèdilaires : Père et mère vivants bien portants ; deux frères et une sœur également en bonne santé. Antécédents personnels : Cet homme s'est"toujours bien porté; il n'a jamais eu ni fiévre typhoïde, ni blennorrhagie, ni syphilis. Il n’a jamais eu non plus de traumatisme de la région scrotale.
Il est marié. sa femme est bien portante et il a quatre enfants vigoureux.
La tumeur pour laquelle il entre à l'hôpital s'est montrée au mois de‘janvier 1885 sans cause apparente ; elle avait d’abord le volume d’un œuf de poule, puis elle s'est acçrue progressivement, sans causer de douleur au
malade, mais devenant gênante par son volume.
Elal actuel: Homme vigoureux, bien portant : l’examen des divers organes ne montre rien d'anormal.
La tumeur a la forme d’un boudin mesurant 24 centim. de hauteur; la peau de la verge est attirée vers le scrotum et le pénis ne montre plus qu'un orifice ombiliqué d’où l'urine sort assez difficilement.
Cette tumeur est lisse, régulière, irréductible, nettement transparente; le testicule est situé en arrière et en dedans.
Vésicules séminales et prostate saines au toucher rectal.
Le 23 avril 1895, ponction : 300 gr. de liquide limpide jaune pâle. A l'examen facilité par cette opération, on trouve le testicule, l'épididyme et le canal déférent sains. On injecte avec la seringue de Pravaz 5 centim. cubes. d’éther iodoformé au 1/10. Léger picotement, un peu de
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bouillonnement el quelques bulles de gaz s'échappent par l'aiguile. Tout rentre dans l’ordre, on retire l'aiguille.
Les jours suivants on ne constate aucune réaction, aucune douleur, les bourses ont leur volume normal; le malade se lève et se promène, puis sort le 2 mai 1895.
Cet homme n’est pas reparu depuis, ne devant revenir que s’il y avait récidive.
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OBSERVATION VI (personnelle).
Le nommé H. L.…., cultivateur à Eprétot, 42 ans, entre au nouvel hôpital du Hâvre, pavillon I, le 12 juin 1895. Il est porteur d'une tumeur dans les bourses, du côté gauche. Antécédents héréditaires nuls.
Antécédents personnels: Ni scrofule, ni blennorrhagie ni syphilis.
L'hiver dernier, bronchite grave durant 3 mois. Il est marié, sa femme est bien portante, il a six enfants vigoureux.
Il yatrois mois la bourse gauche a grossi, depuis, le volume s’est accru, déterminant quelques douleurs sur le trajet du cordon.
Etat acluel:: Apect vigoureux. L'examen des poumons les montre en bon état. Tumeur piriforme dans la bourse gauche, régulière, lisse. Transparence peu nette. Testicule en bas et en arrière, diflicile à explorer. Vésicules séminales normales.
Le 15 juin, ponction : 150 gr. de liquide limpide, citrin: On constate que le testicule et l'épididyme sont augmentés
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-de volume. Nodosité très nette au niveau de la queue de l'épididyme. Diagnostic : orchite tuberculeuse.
On injecte + centimètres cubes d'éther iodoformé dans la vaginale, sans douleur. On retire l'aiguille de Pravaz. Deux heures de lèger gonflement.….
Aucune réaction pendant 8 jours. Mais le 24 juin, le docteur Engelbach 'pratique la castration. Le malade sort gucri le 20 juillet. |
Cette observation n'es pas concluante, à cause de l'opération consécutive : nous l’avons citée seulement pour mémoire.
OBSERVATION VII (inédite) Communiquée par M. le D' Dury (|)
Homme de 69 ans, tres robuste. Hydrocèle datant de 2 ans, déterminant une gêne modérée.
La ponction enlève 170 gr. de liquide citrin; la poche vidée. j'injecte rapidement 3 gr. d'éther iodoformé, je retire la seringue Jaissant l’aiguille en place, en bouchant l'ouverture avec le doigt : au bout de quelque temps la tension déterminée par les vapeurs d’éther devenant trop forte, je laisse échapper l'excès d'éther; à deux reprises je renouvelle cetle manœuvre. Bref, la tension devenant supportable. je retire l'aiguille, pas de pansement.
Ce monsieur peut faire immédiatement sa promenade habituelle d’une heure; pas de réaction. Le lendemain, à peine un peu de lourdeur qui disparaît au bout de 2? jours. L'hydrocèle est et reste complètement guérie,
(1) Cette observation et les suivantes nous ont toutes été communiquées par M. le Dr Dury.
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OBSERVATION VIII (inédite)
Homme de 65 ans : hydrocèie volumineuse déjà nonctionnée 3 fois.
La ponction ramène près de 600 gr. de liquide clair : injection de 6 gr. d’éther iodoformé à 10 °/. Comme plus haut, quand la tension devienttrop forte, je laisse échapper un jet de vapeur ; mais j'abandonne dans la poche la plus grande quantité possible de liquide.
Ce monsieur peut le même jour faire de longues courses et rentre à pied chez lui (8 kilomètres). Un peu de réaction le lendemain, mais pas au point de se maintenirau repos complet. Cette irritation dure 4 à 5 jours, pendant lesqu'1s un suspensoir est nécessaire pour éviter la gêne dans la marche, puis tout disparaît. L'hydrocèle ne s’est plus remontrée.
OBSERVATION IX (inédite)
Homme de 75 ans. Hydrocèle ancienne, déjà plusieurs. fois ponctionnée et, 3 ans auparavant, traitée par l'injection de teinture d’iode sans succès.
La ponction ramène plus d’un demi-litre de liquide. J'injecte 8 gr. d'éther iodoformé et ne revoio plus le malade.