‹ Traitement de l'hydrocèle: par les injections d'éther iodoforméChapitre 16 sur 22 · RS NT ES · texte numérisé non relu

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d’éther iodoformé sont injectés, dont je ne puis abandonner qu'une petite quantité chez ce malade assez sensible. La douleur ne persiste pourtant pas, et la ‘réaction n'est pas suffisamment intense pour empêcher la marche le len-demain.

Au bout de quelques jours la guérison est complète.

OBSERVATION XII (inédite

Homme de 60 ans, Hydrocèle déjà ponctionnée unedizaine de fois. Le liquide se reproduit très rapidement.

La ponction ramène plus de 500 gr. de liquide clair ; j'injecte 7 gr. d'éther iodoformé. Le malade peut aisémentretourner chez lui à une grande distance, — 2 heures de chemin de fer et près de 2 lieues faites de pied.

Les nouvelles que j'ai eues dans la suite ne me signalent aucun accident: la guérison a été complèle.

OBSERVATION XIV (inédite).

Homme de 36 ans. Hydrocèle peu volumineuse que le malade ne sait à quoi attribuer.

55 gr. de liquide citrin ; injection de 2 gr. d'éther iodoformé que je laisse échapper en grande partie quand la tension devient trop forte. Pas de réaction sensible,

gênc à peu prés nulle. Le malade peut vaquer à toutes sesoccupations. — Guérison.

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OBSERVATION XV (inédite)

Homme de 54 ans. Hydrocele remontant à 7 ans, de . volume moyen, qui n’a jamais étéponctionnée. 230 gr. de liquide ; 4 gr. d'éther iodoformé en injection. À peine un peu de sensibilité pendant 3 jours. Guéri- SON.

OBSERVATION XVI (inédite)

Homme de 76 ans. Hydrocèle ancienne plusieurs fois ponctionnée.

Près de 80) grammes deliquide ; j'injecte 8 gr. d'éther iodoformé que je malaxe dans toute la poche. Réaction assez vive pendant quelques jours, mais qui n'est pas cependant douloureuse au repos. Je fais appliquer pendant ces quelques jours un pansement humide, et la guérison: est bientôt complete.

OLSERVATION X VII (inédite).

Homme de 50 ans. Hydrocèle deux fois déjà injectée à la teinture d'iode sans succès. Varicocèle très prononcé.

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Je retire 425 gr. de liquide, j'injecte 8 gr. d'éther iodoformé. Quarante-huit heures de réaction facilement supportée. Le gonflement léger diminue au bout du 5° jour et la guérison se maintient.

OBSERVATION XVII (inédite)

Homme de #2 ans. Hydrocéle de volume moyen.

Je retire 240 gr. de liquide et j'injecte # gr. d’éther iodoformé. Pas de renseignements immédiats. J'apprends plus tard que la guérison est complète.

Toutes ces dernières observations sont de M. le docteur Dury qui, à leur suite, ajoute ces mots : « Cinq autres cas ont été opérés sans que je prenne « de renseignements et se rapportent à des hydro- « cèles de petite ou moyenne dimension, injectée « avec des quantités d’éther iodoformé variant entre « 2et6 gr. Tous ces malades ont pu comme les « autres retourner Chez eux à pied sans prendre de « précautions particulières, et aucun d’eux n’a du « S'aliter. Chez tous la guérison a été complète. » (Lettre du 12 sept. 1895).

Si maintenant nous analysons d'une façon suecincte la série des opérés que nous relatons, lerésultat de cette analyse devient instructif et permet de tirer quelques conelusions tout en faveur du traitement.

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STI Les dix-sept cas d’hydrocèle soignés par M. Dury

se répartissent comme suit :

« Sept cas n'avaient jamais été traités aupara-

vant : leur volume était modéré.

« Huit cas n'avaient été soumis qu’à des ponctons simples, el dans trois de ceux-ci le volume de

l’hydrocèle était très considérable,

« Enfin les autres cas avaient subi la ponction « suivie d'injection de teinture d’iode, et la récidive « s'était manifestée.

« Tous ces cas ont guéri sans le moindre ineident » (Lettre du 38 mai 1895).

Les trois Cas que nous avons eu l’occasion de

traitersont les suivants ; |

Une hydrocèle de petit volume, probablement d'origine tuberculeuse, guérie radicalement.

Une autre, à liquide plus abondant, guérie également. |

Enfin une troisième, ayant subi successivement. de nombreuses ponetions simples, puis une ponction suivie d'injection iodée, et en dernier lieu l’ablation de la tunique vaginale. Toutes ces interventions n’ont pas empêché la récidive.

Cette hydrocèle, comme les précédentes, à guéri par l’éther iodoformé.

Nous aurions voulu ajouter à cette brillante série les cas opééés par les confrères voisins ou compatriotes de M. Dury, qui ont employé le même traite-

-ment avec le même succès; mais nous n'avons pù nous les procurer.

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