COMPARAISON AVEC LA MÉTHODE SANGLANTE
L'opportunité de celte méthode a été bien indiquée par M. Reclus (loc. cit.). Pour lui, Fincision est ‘indiquée dans :
1e L’hydrocèle congénitale, par crainte de la fusion de l'iode dans le périloine. Attendre cependant les cas de guérison spontanée.
2° Si l’on sent nettement un corps étranger dans 11 vaginale.
3° Quand la glande, testicule et surtout épididyme, sont malades ; parfois alors l'inçision est le prélude d’une opération plus complète.
4° Quand linjection iodée, bien faite, a échoué.
5° Enfin dans les hydrocèles vieilles, à parois indurces et épaissies.
Ces conclusions sont dictées par une longue pratique et un intelligent éclectisme, et doivent être, eroyons-nous, adoptées. La méthode sanglante sera employée dans ces seuls cas : encore l'éther 1odoformé peut-il réussir là où l'iode a échoué et dans lhydrocèle symptomatique de tuberculose de l'épididyme.
Sans doute, nombre de chirurgiens disent: avce l'incision, la guérison est rapide, les récidives sont peu fréquentes, les chances opératoires meilleures à ciel ouvert, l'œil suivant le bistouri évite les échap-
pades que fait parfois le trocart.
Soit, mais la guérison demande encore 7 à 12 jours et la récidive peu fréquente (1/100), est évitée aussi avec l'injection iodée (M. Duplay 0/00). D'ailleurs, si Nimier ne donne qu’un phlegmon des bourses sur 457 cas, Qil existe des faits malheureux qui n’ont « pas été publiés par les chirurgiens, sans doute mal « à l'aise d'avoir préféré à l'innocente opération 1odée « l’incision large des bourses, opération délicate que « le succès seul justifie dans les cas d'hydrocèle « simple ». (Reclus, loe. cil.). Une thèse allemande ne se fait pas faute de citer des accidents hémorrhagiques, gangréneux et suppuralifs (Albers, Beitrag zur slatistik der hydrocelen, Berlin, 1889).
On le voit, d'un côté certains faits mis sur le compte de#'injection iodée sont exagérés, de l’autre la méthode sanglante n’est pas si à l'abri de tout reproche qu'on veut bien le dire. Nousavons d’ailleurs déjà indiqué les inconvénients de cette dernière.
Donc jusqu'ici, l'injection iodée était préférée et préférable à l'incision, sauf cas spéciaux. Aussi, maintenant que nous possédons un modificateur eflicace, très efficace de la tunique vaginale, l'éther iodoformé, — modificateur que nous avons montré supérieur à la teinture d'iode — nous croyons pouvoir dire que la méthode de M. Dury devient la méthode de choix dans les cas simples.
Elle est à la portée de tous, simple, facile, indolore, tandis que la cure radicale est une opération délicate, nécessitant une habitude de la chirurgie que n’ont pas tous les praticiens, surtout à la
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« cratisée, qu'elle sera tombée dans les mains de