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Ce qu'il y a de plus curieux dans cette application de l’éther iodoformé au traitement de lhydro-
cèle, c'est que son auteur, le docteur Dury, de Liège,
n’a pas songé à elle tout d'abord.
Au début, ce qu'il éherchait, c'était un composé d'iode meilleur que la teinture, moins irritant, d'aetion plus durable et d'emploi mois prolongé pour le traitement du goitre. j
Il pensa à l’éther iodoformé qui, de fait, fui donna dans cette affeclion les meilleurs résultats. Plus tard il essaya ce même agent dans les kystes synoviaux, réussit admirablement; et, ce n'est qu’en troième lieu qu'il s'en servit dans le traitement de l'hydrocèle, toujours avec le même succès.
Aussi, en raison de cette complexité d'action de la méthode du docteur Dury, avions-nous l'intention de faire notre thèse sur la valeurde l'éther iodoformé. dans les trois affections : goitre, kyste tendineux, hydrocèle.
Nous citerons rapidement les pratiques tombées ‘en désuétude, passerons en revue les injections irritantes, étudiant surtout l'injection iodée, ferons l'hisloire sommaire de la méthode sanglante, nous en occupant surtout après l'avènement de l'antisepsie, donnerons le manuel opératoire de la méthode par l’injection d'éther iodoformé, et enfin comparerons Celle-ci aux deux précédentes, à peu près les seules employées jusqu'à ce jour.
Mais avant d'aller plus loin, qu’il nous soit permis de témoigner toute notre gratitude à M. le
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professeur Tillaux d'avoir bien voulu accepter la présidence de cette thèse.
Adressons également nos plus sincères remercléments à tous ceux qui nous ont conseillé ou aidé dans ce travail : M. le docteur Decès, professeur de clinique externe à l’École de Reims, notre ami, le docteur Pichancourt, et enfin M. le docteur Dury, de Liège, que nous avons gardé pour la fin dans l'intention de mieux faire ressortir la part qui lui revient. C'est lui l’auteur de la méthode que nous allons exposer : à lui tout l'honneur de cette thèse.
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