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Pratiques tombées en désuétude
Bien des procédés plus ou moins bizarres, plus plus où moins efficaces ont servi au traitement de l’hydroeële. De tousil n’est guère resté que l'injection irritante et la méthode sanglante, qui seules, méritent de nous arrêter quelque temps.
Citons seulement pour mémoire les sangeues et les dérivalifs qui auraient plusieurs fois guéri l’hydrocèle (Lesueur). Dupuytren a réussi parfois au moyen des vésicatoires appliqués sur la tumeur. Les moxas eux-mèmes ont été essayés avec succès, dit Bertrandi. sraefe vante la dissolution de chlorhydrate d'ammoniaque en applications externes, moyen déjà préconisé par Keate en 1788.
Velpeau, qui a attaché son nom à la cure de l'hydrocèle par la ponction suivie d'injection iodée a, dit-il, deux fois réussi avec les cataplasmes astrinvents et les frictions mercurielles. D'autres ont essayé les applications de gros vin, les onctions à la pommade émétisée, (Hudson)..., etc.
Il est probable que dans chacun de ces succès, comme dans les cas de Velpeau, l'hydrocèle était récente et peu volumineuse.
La cautérisation fut aussi pratiquée: les uns
employaient un caustique chimique qui, l’eschare
éliminé, ouvrait la poche; d’autres se servaient du PONSARD F2
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fer rouge, d’un cautère en forme d’L (Paul d'Egine, Guy de Chauliac),
G. de Salicet employait la tente : « Soit la bourse » percée avec une lancette, soit tirée l’eau, et soit « mis dedans le pertuis une tente, afin que libérale- » ment, quand tu voudres, tu puisses tirer hors ce » qui est dedans l’éminence. »
Monro, imité plus tard par Guérin, irrite la séreuse avec le bout de la canule du trocart. Larrey laissait à demeure un morceau de sonde en caout-
chouc.
Toutes ces méthodes produisaient souventla suppuration qui était, d’ailleurs, un des modes de guérisOn.
Le séton fut aussi employé par Guy de Chauliae, et peut-être indiqué déjà par Galien. Van Onsenoor se servit du séton qu'il nouaït et serrait pour opérer la section des parties embrassées. Plus récemment Laugier a employé le séton introduit à l’aide du trocart qui vide ensuite la poche.
L’acupuneture faite en laissant l'aiguille comme un séton eut des succès : ce serait une méthode usuelle dans l'Inde. 5
Mentionnons l’éleetro-puneture , la discision sous cutanée, la ponction simple pour arriver au seul procédé de ce chapitre qui vaille l'examen. C'est la ponction suivie de cautérisation de Defer, de Metz (18352), dont voici le manuel opératoire.
La poche évacuée au trocart, on introduit par celui-ci un Stylet dont l'extrémité est recouvert d'une.
. la paroi interne de la séreuse cette extré- | je
qu lé. il se produit une irritation très vive et tout se AN E À dé “passe comme après l'injection iodée. Mais les dou- | Assis Vic leurs sont très fortes et parfois la récidive se montre, | LESC ae de. nitrate ne pouvant toucher toute la vaginale. SPL PTE A ee
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Ponction suivie d'injection irritante
HISTORIQUE
Arrivons enfin à la ponction suivie d'injection irritante : nous passerons rapidement sur les différents liquides employés pour insister sur la seule teinture d'iode, qui a conquis les suffrages de la majorité des praticiens.
De longue date, les anciens ont eu recours aux injections irritantes après ponction. Celse les faisait avec une solution de nitre. Lembert de Marseille se servait d'eau phagédénique avec succès et recevait lesélogesde Monro, de Sharpetd’Earle. Mais quelques. insuccès ayant refroidi les praticiens, ce n’est que depuis le mémoire de Sabatier que la méthode fut généralement adoptée.
Les liquides employés furent des plus variés, Nous avons dit que Lembert utilisait l’eau phagédénique (1667), eau de chaux chargée de sublimé corrosif. L'alcool pur ou dédoublé servait à Monro, le vin de Porto à Earle, le vin de Médoc à Juncker, la potasse dissoute à Levret, le sulfate de zinc à Bertrandi, A. Cooper, Mott. Boyer, Dupuytren avaient adopté le-
L'ONU
vin rouge, simple ou alcoolhsé, où dans lequel ils faisaient bouillir des roses de Provins.
L'eau froide (KFricke), l'air (Manieri), le lait, le liquide même de l’hydrocèle, la solution de sel marin, d’alun (Gerdy), de nitrate d'argent (Parent), detannin (Chaumet), lammoniague liquide (Bonnefont), le perchlorure de fer au 1/100 (Bréchemer), ete., ont été essayés aussi. |
« Quand on songe au résultat à atteindre, dit «€ Velpeau, il est aisé de comprendre que ces divers. «€ agents sont, en définitive, denatureàsatisfaire quel- « quefois le praticien. Il s'agit en effet d’irriter la « tunique vaginale, de faire naître une inflammation « adhésive à son intérieur. Or, de l’eau froide, du « vin de toutes les espèces, de l’eau-de-vie, des solu- « tions caustiques, un liquide quelconque en un « mot, de même que la présenee d’un corps étranger « quel qu'il soit, sont évidemment propres à produire « ce résultat; le tout est de savoir lequel réussit le « mieux en entrainantle moins d’inconvénients ».
(Velpeau, nouv. élém. de méd. opérat., t. #, 1839). |
Aussi lénuméralion des différents irritants estelle loin d’être complète. Chacun cherche à trouver ce désideratum de Velpeau dans un liquide nouveau.
‘Langebenck imdique le chloroforme (Bol. dél. instit. méd. Valence. 1859).
Pereira de Fonseca prend Île sulfate de cuivre (Bull. de thérapeut. t. L. X, 1861).
Dimmreicher (soc. méd. Vienne, 1877),. puis