‹ Traitement de l'hydrocèle: par les injections d'éther iodoforméChapitre 9 sur 22 · MANUEL ET SUITES OPÉRATOIRES · texte numérisé non relu

MANUEL ET SUITES OPÉRATOIRES

Nous ne nous a‘tarderons pas à décrire les nombreuses modifications apporlées aux procédés opératoires de Volkmann et de Julbard.

Chaque chirurgien a changé plus ou moins différents points de délail, suivant ses goûts et ses tendances; mais la méthode n’en reste pas moins la même. Aussi ne citerons-nous que les noms des plus connus de ces chirurgiens :

MM. Bergmann (1885), Augagneur (1886), Nicaise, Scaranzio (1889), Isch Wall (Cajepis, thèse de Paris, 1892) ont décrit chacun un procédé particulier qui modifie pus où moins le manuel opératoire. Cependant la différence n’est pas très accentuée.

«L'incision du scrotum — lavé et désinfeeté

« s'étend de lanneau inguinal à la partie la plus de- «celive de la tumeur ; les tuniques superficielles divi- « sées se rétractent,etmettentà uu la vaginaleque l'on «ponctionne avec le bistouri:; on introduit un doigt € par cetorificc, et d’un coup de ciseaux, on sectionne « la séreuse en haut et en bas de façon que l’incision «de la vaginale soit aussi étendue que celle des « bourses; la glande est largement découverte, on «l’inspete de l'œil : on voit si elle est saine, si des « kystes saillent à sa surface, si des corps étrangers «l'irritent; on lave une seule fois et très modéré

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ment la cavité avec un liquide antiseptique peu Qirritant; puis on réséque une partie des feuillets

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« distendus de la vaginale, n’en gardant que juste ce « qu’il faut pour envelopper de nouveau le testicule.

(On adosse alors ce qui reste des deux feuillets «réséqués, et leurs lèvres, mises en contact, sont » maintenues en place par quelques points avec un « catgut assez fin pour être facilement et sûrement « résorbé : la cavité séreuse est ainsi reconstituée. On «interpose entre elle et les tuniques scrotales, que « l’on va suturer aussi, un faisceau de 7 à 8 crins de « Florencé, drain tout à fait suffisant dans l'espèce. « Quand à la réunion de la peau, elle est assurée par «une suture au fil de soie. Le pansement est des plus « simples : poudre d’iodol le long de lincision ; « puis ouate hydrophile qui soulève et comprime « d’une manière soigneuse et méthodique les bourses, «appliquées contre la paroi abdominale par un «double spica de l’aine. » (Reclus. Cliniques chirurgicales de l’Hôtel-Dieu.)

Du 5° au 12° jour le malade se lève, guéri radicalement. La récidive est rare : Nimier n’en indique que 4 sur 457 opérés, à peine 1/100..

Tous les auteurs sont d'accord pour vanter, en effet, la rapidité de la guérison, le peu de souffrances du malade et le manque à peu près complet de récidives. Cependant l’hydrocèle peutreparaître, M. Reclus en cite des exemples et, pour notre compte, nous en avons vu un cas, relaté d'ailleurs dans l’observation III, dans lequel l’éther iodoformé a fait merveille. |

Inutile d'ajouter que des accidents inflamma- PONSARD 4

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toires peuvent se montrer, comme à la suite de toute opération : accidents de toute sorte, hémorrhagiques, gangréneux et suppuratifs (Albers, Beitrag zur statistik der hydrocelen, Berlin 1889). Mais ces complications ne sont pas inhérentes à la méthode et sont dues soit à des fautes opératoires, soit à un manque d'asepsie.

Néanmoins la cure radicale de l’hydrocèle par la méthode sanglante est chose suffisamment délicate pour être réservée aux seuls chirurgiens. Elle a le désavantage d'exiger : 1° l’anesthésie, soit générale par le chloroforme, soit plutôt locale par la cocaïne; ?° un outillage spécial; 3° une habileté chirurgicale que ne peuvent avoir tous les praticiens, principalement à] la campagne.

Elle doit donc être réservée à certaines mains et dans certains cas spéciaux.

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