‹ Traitement de l'hydrocèle: par les injections d'éther iodoforméChapitre 8 sur 22 · LS DONS L · texte numérisé non relu

LS DONS L

La guérison était la règle ; mais cependant la récidive était possible, quelques points pouvant échapper à la suppuration.

De plus la douleur, les accidents assez fréquents et faciles à comprendre avaient fait rejeté cette opération, malgré les travaux de Rust, Waren, Dieffenbach, Gama, Bégin et Chélius.

L'excision remonte aussi vers le même temps.

Toutefois c'est Douglas qui l'a fait connaître. Il enlevait un lambeau elliptique du serotum, disséquait la Lunique vaginale Jusqu'au testicule et l'excisait au ciseau.

Boyer faisait une simple incision sur toute la hauteur de l’hydrocèle, disséquait la vaginale, ouvrait la tumeur et excisait les lambeaux.

Dupuytren, après incision, énucléait le kyste le poussant en avant, comme un noyau pressé entre les doigts. Ouverture, puis excision.

Le pansement était le même que précédemment.

Méthode radicale, mais longue et douloureuse, mettant à l'abri de la récidive. Cependant Boyer constate que l’hydrocèle se reproduit quelquefois, la totalité de la séreuse étant impossible à enlever.

On le voit, les auteurs regardaient la disparition de la cavité vaginale comme indispensable a la guérison. Pourtant Wood, croyant l'inverse, incisait le serotum sur une faible longueur et excisait un petit lambeau de la vaginale.-Son exemple ne fut pas suivi. |

Ilest bien évident que tous ces différents modes

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de la méthode sanglante, quels qu'ils soient, devaient tombe» dans loubli. Une seule terminaison, en effet, leur était commune el nécessaire, la suppuration ; or la suppuration n'était pas sans danger et amenait fréquemment des accidents.

Il ne fallait rien moins que l'avènement de l’antisepsie pour qu'un chirurgien osât en conscience renouveler la cure par Popération sanglante. Si le procédé restait le même, la {erminaison changeait : la suppuration fatale, nécessaire, élait remplacée par la réunion par première intention.

C'est Volkmann, avons-nous dit, qui en 187) reprit le bistouri pour en obtenir la guérison de lhydrocèle.

IL faisait l’asepsie de la peau, incisait toute la longueur du scrotum-eouche par couche. Le liquide écoulé, il enlevait les productions anormales si besoin, lavait la vaginale à la solution phéniquée 3 °/,, laissait un drain et suturait en même temps les. lèvres de la vaginale et de la peau. Enfin, pansement. compressif. C'est l'incision simple.

Julliard modifie la méthode de Volkmann. Après. asepsie avec une solution phéniquée à 1.25 °/,, plus faible, incision. puis résection de la vaginale sauf ce qu'il en faut pour couvrir le cordon et le testicule. Lavage à la même solution faible, suture au catgut fin de la séreuse, suture du serotum et drain. Enfin pansement compressif.

C’est l'incision suivie d’exeision

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