CHAPITRE HI
DIVISION CLINIQUE ET PHARMACOLOGIQUE -DE LA BRADYKINESIE POST-ENCEPHALITIQUE
De l’ensemble des faits précédents, il résulte que les différents syndromes bradykinétiques post-encéphalitiques que l’on peut rencontrer en clinique doivent être divisés en quatre-caté-
gories :
a) Bradykinétiques purs, sans grosse exagération des réflexes de posture. — Ce sont ceux chez lesquels la lenteur et l'aspect
figé constituent l'élément fondamental, tandis que leurs réflexes de posture ne Sont pas notablement exagérés. En outre, ils ne présentent aucun signe pyramidal avant ou après scopola-
mine.
b) Bradykinétiques avec grosse exagéralion des réflexes de posture, mais sans signes pyramidaux. — Ces malades ne dif-
fèrent des précédents que par l’exagération énorme de leurs réflexes de posture. Comme les premiers, ils n’ont pas de signes pyramidaux spontanément ni après scopolamine.
c) Bradykinétiques avec exagéralion des réflexes de posture et petits signes pyramidaux après scopolamine. — IIS ne different de ceux du-deuxième groupe que jar le fait que la scopolamine fait apparaître chez eux des signes pyramidaux.
d) Bradykinétiques avec gros signes pyramidaux. — II s’agit ici de malades porteurs de lésions pyramidales telles qu'elles accroissent la réflectivité tendineuse et diminuent ?pso facto les réflexes de posture. ,
Comme nous allons le voir, ces différentes catégories de malades ne sont pas justiciables d'un même traitement, puisque telle action thérapeutique, favorable dans un eas, pourra se montrer inopérante, ou néfaste dans d’autres,