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en effet, l’on vient à examiner ce que deviennent les réflexes
de posture d’un membre parkinsonien soumis à la mobilisation
+ smonvement: passifs
Effet de la mobilisation passive sur les réflexes de posture.
(Parkinsonisme post-encéphalilique — Jambier antérieur.)
Ra
avant mobudisation
Us = 5 sec 1/5
ti La
snvdialement pres
Ut æ : sec 2)
tu econdes après mobilisation
Ul æ 5 «eC 17
une minule après Sa
mobilisation ht = 3sec 3/5
Es Ca
Pic 4
active ou passive, on constate que celles-ci ont pour effet de diminuer momentanément l'intensité du « temps de détente »
des réflexes de posture élémentaires (figure 4). A ces modifications correspond parallèlement une sensation
d’assouplissement éprouvée par le sujet. En revanche, l'immobilité accroît sans aucun doute les réflexes de, posture élé-
ET
méntaires. Aussi peut-on esquisser, d’une manière schématique, comme l’a fait Delmas-Marsalet, ces deux influences par les deux cercles physio-pathologiques suivants :
a) L'immobilité accroît les réflexes de posture élémentaires, et l'accroissement de ceux-ci accentue l’immobiüité :
Immobilité Z- Exagération des réflexes de posture.
b) La mobilisation diminue les réflexes de posture élémentaires, et cette diminution facilite l'exécution des mouvements :
Mobilisation Z Diminution des réflexes de posture.
I résulte donc de ces faits que le premier moyen dont nous disposons pour diminuer l'hypertonie parkinsonienne est d’imposer aux malades des mouvements actifs et passifs.
2° Influence de la scopolamine. Nous avons déjà fait allusion, à cette propriété curieuse de la scopolamine d’abolir les réflexes de posture élémentaires, en laissant intacts les autres modes de réflectivité. Il s’agit là d’une action pharmacodynamique extrêmement curieuse, qui n’a pas son équivalent en pathologie nerveuse. FA
Cette action apparaît très nettement sur les graphiques que nous publions ci-contre; ajoutons qu'elle s'exerce de la même facon sur les réflexes du type IT et du type HT.
Voici la technique employée :°.
Examen du sujet et prise des réflexes. Injection sous-cutanée de 1 mgr. 25 de bromhÿdrate de scopolamine en solution à 1/2.000°. Prise des réflexes dé cmq en cinq minutes. Examen des réactions pupillaires, cardiaques et vaso-motrices; le tout pendant soixante minutes au moins. Notation des résultats.
Les résultats : |
Nous insisterons peu sur certaines actions du médicament, ét nous ne citerons que pour mémoire : sécheresse de la bouche, réactions vaso-motrices du visage, état ébrieux, tachycardie, dilatation pupillaire, Mais, chose plus intéressante pour nous, On peut noter, vers la quinzième minute après l’injection, une diminution du « temps de détente » des réflexes de
AR N NRC
Action de la scopolamine sur les réflexes de posture du type I.
(Tajection de ! mg. 25 chez un parkinsonieu post encéphalilique.)
avant l'injectiofñ S de scopolanune
lrtg = sn see 1/8
La À Ea
1F minutes
“près l'injecuon
GG: sec. 4
Ra
25 minutes
apres l'injechon
+ sec 1/5
Ci La
30 minutes apres l'injection
Ut = 4/9 see
Lente
# minutes
apres l'injection
Uty = 2/9 sec
40 mtnules: Cr K
après injection
Uts = 1/ sec
45 minutes \ :
apres l'injection : ; k am
oo
Abolition du réflexe |
de postnre
Fic. 5,
posture, puis une diminution de leur amplitude même et, enfin, leur abolition complète quarante à soixante minutes après le début de l'épreuve.
Cette abolition des réflexes de posture élémentaires coïncide avec un assouplissement maximum et une diminution de la raideur dont témoigne le sujet. Ainsi a été rompu le cercle vicieux des parkinsoniens
Immobilité Z Exagération des réflexes de posture.
et y a été substitué le cercle thérapeutique
Abolition des R. P.E Z Possibilité de mouvements rapides.
Ce cercle thérapeutique, toutefois, sera assez éphémère, et 1l est temps que le malade profite de la libération qui lui a été accordée pour se livrer à des mouvements actifs et passifs, puisque le fait même de se mouvoir s’opposera un certain temps à l’exagération des réflexes de posture élémentaires.
Tels sont les deux moyens thérapeutiques dont nous disposons contre l’hypertonie, et l’on peut les associer en formulant avec Delmas-Marsalet les sanctions suivantes :
« a) Aussuôt que les pelits inconvénients déterminés par les doses forles de scopolamine se sont dissipés, il faut, de toute nécessité, stimuler l'activité motrice des malades en leur imposant des travaux divers. A l'hôpital, ces malades doivent parliciper au service des salles et accomplir toutes Les besognes qui peuvent leur être confiées. En ville, il faut imposer aux malades des promenades nombreuses el multiplier Les occasions de déplacement. Cerlains travaux ménagers sont tout à fait recommandés;
» b) On doit réduire au minimum les périodes d'immobilité;
» c) Le sommeil des malades doit être réglementé et réduit à son minimum. Le sommeil par tranches courtes est préférable au long sommeil d'une nuil entière. On peut dire que à lit est l'ennemi des parkinsoniens. » | .
IT. —— Action sur l’état pyramidal.
Qu'il existe un état pyramidal évident ou décelable par la Scopolamine, il est un médicament à ne pas employer : c'est Ja strychnine.
Si, après l'épreuve de la scopolamine, n'apparaissent pas de signes pyramidaux ou des signes discrets, on peut sans crainte user de ce médicament dont l'hypertonie se trouve bien.
Mais si, après l'épreuve, apparaissent de gros signes pyramidaux et, en particulier, de la contracture, la scopolamine est à rejeter, au moins aux fortes doses, car elle risque de substituer à l’'hypertonie de posture une hypertonie pyramidale aussi gênante du point de vue fonctionnel.
Dans les cas, par conséquent, où il existe de gros signes pyramidaux, on ne peut que recourir à certains médicaments tels que le cacodylate ou à l’ionisation calcique transcérébrale.
Ces faits montrent, en passant, le très gros intérêt de l'épreuve dé la scopolamine.