OBSERVATION II
GA (Gabrielle), 34 ans, cultivatrice (Service du professeur V erger). Episode d'encéphalite épidémique au début de l’année 1923 (fièvre légère, hypersomnie, insomnie nocturne, diplopie transitoire) ayant duré une huitaine de jours. Puis guérison apparente, avec cependant persistance d’une tendance marquée à la fatigue rapide.
ESC: pt
Dès février 1925, l’entourage de la malade lui fait remarquer sa lenteur au travail et son aspect figé; dès cette période, elle se met à marcher lentement, à petits pas, le corps penché en avant.
À accouché, depuis son encéphalite, de deux enfants bien, portants; n'a jamais fait de fausses couches. :
. Mme G... entre à l'hôpital en mai 1927, et l’examen à cette date montre :
Tous les mouvements sont possibles, bien qu’un peu lents; marche à petits pas, avec flexion du corps en avant, balancement des bras à peu près inexistant au cours de Ja marche.
Réflexes tendineux et ostéopériostés normaux; réflexe plantaire en flexion des deux côtés: ni elonus, ni trépidation épileptoïde.
Les réflexes de posture élémentaires recherchés au niveau du biceps et du jambier antérieur sont à peine exagérés.
L'injection de 1 mgr. 25 de scopolamine abolit en cinquante minutes ces réflexes, mais la lenteur des mouvements persiste sensiblement égale à ce qu'elle était avant l'injection. Pas d'apparition de signes de la série pyramidale.
Donc : Etat parkinsonien avec bradykinésie à peu près pure et devant peu bénéficier des injections de scopolamine. La malade sort de l'hôpital quelques jours après et n’a pas été revue par nous.