OBSERVATION - IV
- (Stanislas), 32 ans, terrassier (Service du Professeur Verger). En 1922, épisode d’encéphalite caractérisé par un état infectieux accompagné d’hypersomnie et de crises transitoires de diplopie. Guérison apparente jusqu’en 1925, date à laquelle le malade voit s’installer de la raideur et du tremblement de repos, surtout du côté droit; en même temps apparaît de l’hypersalivation avec écoulement de la salive par la commissure labiale gauche. Un médecin consulté à ce moment fait le diagnostic d’hémiplégie et préconise un traitement spécifique. Un deuxième médecin consulté fait prendre au malade de la scopolamine par voie buccale, sans suceès-d’ailleurs. :
Examen le 23 avril 1927. — Facies figé, fixité des attitudes, lenteur des mouvements, surtout marquée à droite, hémifrilorité homonyme. Grosse exagération des réflexes de posture élémentaires, hypertonie musculaire frappant les membres les plus atteints par la bra-
dykinésie. Réflexes tendineux normaux à gauche, vifs à droite; ré-
- flexe plantaire en flexion à gauche, indifférent à droite. Ni clonus, ni
trépidation.
L'épreuve de la scopolamine montre l'abolition presque intégrale des réflexes de posture élémentaires en soixante minutes; aucun signe de la série pyramidale ne peut être mis en évidence après injection de l’alcaloïde.
À la suite du traitement, on note une amélioration sensible de la raideur du sujet, mais celle-ci est transitoire et les injections de scopolamine doivent être répétées toutes les semaines aux doses habi-
tuelles de 1 mgr. 25. Pas d’intolérance médicamenteuse.