‹ Traitement De L'hypertonie: Dans Le Syndrome Bradykinétique Post-EncéphalitiqueChapitre 21 sur 24 · TROISIÈME CATEGORIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME CATEGORIE

OgBseRvaTION VI

G... (Albert), 32 ans, métreur (Service du Professeur Verger).

Episode d'encéphalomyélite épidémique en mars 1925, caractérisé par de l’hypersomnie et de l’insomnie nocturne au cours d’un état infectieux; le malade n’a jamais présenté de troubles oculaires, pas de phénomènes algiques ou de mouvements anormaux.

Cet état dure trois mois environ, puis finit par rétrocéder, sauf pour ce qui concerne l’insomnie.

Dès novembre 1926, Albert G... remarque une lenteur anormale de ses mouvements qui lui interdit bientôt d'exercer son métier de métreur. Cette lenteur prédomine aux membres supérieurs, surtout à gauche; à la même époque se manifeste de l’hypersalivation.

Examen le 12 octobre 1927. — Facies figé caractéristique, lenteur des mouvements, surtout marquée au membre supérieur gauche, dont le malade peut à peine se servir; à ce niveau, contracture plastique intense.

A droite :: Réflexes tendineux vifs; réflexe plantaire indifférent; exagération des réflexes de posture élémentaires.

À gauche : Réflexes rotulien et achilléen vifs et polycloniques; faux clonus du pied; signe de Babinski; grosse exagération des réflexes de posture élémentaires; au niveau du membre supérieur, réflexes tendineux vifs et grosse hyper-réflectivité posturale.

Après l’épreuve de la scopolamine, les réflexes de posture sont abolis en soixante minutes et les signes pyramidaux peu intensifiés (on note seulement un signe de Babinski bilatéral et une ébauche de trépidation épileptoïde du pied gauche). L'hypertonie musculaire est altténuée et le malade se sent moins raide, au point de réclamer dès le lendemain une nouvelle injection.

Trois de celles-ci ont été actuellement pratiquées, et on peut noter une amélioration non douteuse de l’état du sujet.

DRE 7 fete

OBsERvATION VII.

P... (Marcel), 26 ans, cultivateur (Service du Professeur Verger).

Fin 1924, a eu pendant deux mois environ des manifestations d'encéphalite épidémique : fièvre, céphalée, hypersomnie, diplopie, strabisme; pas de mouvements anormaux, pas de phénomènes algiques. Pendant un an, le malade reprend ses occupations normales, mais, au cours de l’année 1925, commence à présenter des troubles de l'attitude (flexion du-corps en avant) et de la lenteur dans l’exécution des mouvements. Puis apparaît du tremblement de repos et de l'hypersalivation.

Examen à son entrée à l'hôpital en février 1927. — Facies figé; parole à peu près inintelligible; salivation intense; mastication et déglutition des solides lentes et difficiles. Le cou est fléchi, la tête un peu relevée et le corps penché en avant. Les avant-bras sont en flexion et rotation interne, le poignet et la main légèrement relevés; les doigts sout fléchis et animés de tremblement qui disparaît partiellement au cours des mouvements volontaires. Mouvements très lents, sauf au niveau des membres inférieurs. Kinésie paradoxale.

Réflexes tendineux vifs.

Réflexes de posture élémentaires exagérés, surtout à droite (biceps et jambier antérieur). ,

Epreuve de la scopolamine. — Abolition des réflexes de posture élémentaires en soixante minutes, Réflexes plantaires en extension à gauche. Ni clonus, ni trépidation épileptoïde.

Le traitement par la scopolamine est entrepris avec succès, sauf pour ce qui concerne la salivation et la phonation, qui paraissent peu influencées par le médicament.

OBsERvATION VIII.

C... (François), 34 ans, poudrier (Service du Professeur Verger). En 1923, maladie infectieuse indéterminée, mais n'ayant pas été accompagnée de signes de la série encéphalitique.

En avril 1925, début d’une période d’hypersomnie qui devait durer

quatre à cinq mois et durant laquelle le malade à eu à plusieurs reprises des phénomènes de diplopie passagère.

Depuis octobre 1925, a présenté l’évolution classique d’un syndrome de bradykinésie surtout marquée au niveau des membres gauches; lenteur des mouvements, aspect figé du facies, hypersalivation. Au début de l’année 1926, a présenté pendant quelque temps de l’onirisme nocturne à type terrifiant.

Examen le 13 octobre 1926. — Aspect figé caractéristique; mouvements lents, surtout à gauche; marche à peu près correcte, mais absence de balancement du-bras gauche. Légère asymétrie faciale.

Hypertonie musculaire, surtout manifeste au niveau des membres gauches.

Réflexes tendineux vis. Absence de signes de la série pyramidale.

Réfiexes de posture élémentaires très exagérés, surtout au niveau du bicepset du jambier antérieur à gauche.

Epreuve de la scopolamine. — Abolition des réflexes de posture élémentaires des deux côtés, même aux membres supérieurs. Pas de clonus ni de trépidation épileptoïde; pas de contracture pyramidale, mais signe de Babinski bilatéral.

Le traitement, entrepris à raison de 1 mgr. 25 de scopolamine tous les quinze jours, a amené une grosse amélioration de tous les symptômes, et le malade a pu reprendre ses occupations; son rendement - professionnel est redevenu sensiblement normal.

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