‹ Traitement De L'hypertonie: Dans Le Syndrome Bradykinétique Post-EncéphalitiqueChapitre 22 sur 24 · QUATRIEME CATEGORIE · texte numérisé non relu

QUATRIEME CATEGORIE

OBSERvVATION IX.

R... (Gaston), 32 ans, typographe (Service du Professeur Verger).

Malade sourd-muet depuis une méningite survenue à l’âge de 6 ans. A partir de 10 ans, a été placé à l’Asile national des sourdsmuets, où il s’est fait particulièrement remarquer par son intelligence; il apprend le métier de typographe, qu'il exerce normalement jusqu'en 1919.

A eu à plusieurs reprises des coliques de plomb.

Marié, a un enfant en bonne santé.

En 1919, épisode d’encéphalite épidémique. Depuis cette époque :

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gène croissante de la déglutition, puis hypersalivation, et enfin état bradykinétique dont les principales caractéristiques sont

1° Faible degré de bradykinésie. Le malade soufire plus d’une tendance à la fixation des attitudes que d’une lenteur considérable des mouvements.

2° Exagération notable des réflexes tendineux, surtout aux membres inférieurs et particulièrement à droite. Ebauche de clonus de Ja rotule et de trépidation épileptoïde du pied. Réflexe plantaire en extension à droite par excitation de la région plantaire externe; à gauche, réflexe plantaire indifférent.

3 Faible intensité des réflexes de posture élémentaires aux membres inférieurs, où ils sont au-dessous dé la normale. Exagération aux membres supérieurs.

4° Dysphagie intense pour les solides.

5° Salivation abondante.

En résumé : La présence de signes pyramidaux et le manque d’hypertonie posturale-tend à faire admettre une des deux hypothèses suivantes :

a) I s’agit d’une encéphalite ayant évolué sur un système nerveux déjà touché dans le jeune âge.

b) Il s’agit d’une encéphalite à atteinte pyramidale et extrapyramidale. |

Epreuve de la scopolamine le 9 mai 1927. — Au bout de soixante minutes : signe de Babinski bilatéral; clonus de la rotule; grosse trépidation épileptoïde; contracture pyramidale intense rappelant l’attitude de la maladie de Little.

Cependant, on note une amélioration sensible de la mastication et de la déglutition; la parole elle-même paraît facilitée.

Sur la demande plusieurs fois répétée du malade, des injections

de scopolamine sont pratiquées avec un succès égal du côté de la déglutition et de la mastication, mais déclenchant chaque fois des

signes pyramidaux intenses.

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