‹ Traitement de l'insomnie par la diéthylchloroacétamideChapitre 4 sur 57 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le sommeil est le repos exigé par le travail de la vie de relation. Non seulement il doit servir à réparer les dépenses, mais il est encore indispensable au point de vue de la rénovation physiologique du système nerveux. La nécessité d'un sommeil régulier, pour se maintenir en bonne santé, a été reconnue depuis longtemps par les esprits observateurs, témoin cet aphorisme de l'Ecole de Salerne :

« Septem hor as dormire sat est juvenique senique »

L'imporlance du sommeil a été proclamée par tous les physologistes : « Le besoin du sommeil, dit Béclard, est comme le besoin des aliments, un besoin de conservation ». Les hygiénistes ne sont pas moins explicites : pour Michel Lévy « l'influence bienfaisante du sommeil s'étend à toute l'économie, il la retrempe, il la régénère ». « La privation de sommeil, écril Arnaud, esl un supplice, dont certains peuples se servent vis-à-vis des condamnés à mort. Ne serait-elle que partielle qu'elle abrégerait l'existence. »

L'impossibilité de dormir, malgré la volonté qu'on en

a, c'est-à-dire l'insomnie, n'est pas moins désastreuse

AE

pour la santé. L'insomnie, surlout prolongée, détermine un élat habiluel d'éréthisme pénible, la sensibilité est exallée au physique el au moral. Le sujel est anxieux, impatient, agilé ; il présente un besoin incessant de mouvement où d'action et cependant peu d'énergie.

Les causes de linsomnie sont très variables et leur élude est seule capable de-quider dans l'application des moyens destinés à y remédier. Les trailés de thérapeutiques nous apprennent en effet que l'insomnie est sous la: dépendance d'un très grand nombre de troubles. Elle est quelquefois entretenue par là douleur, par l'excitation exagérée des sens ; d'autres fois, il faul.en rechercher la causé dans un désordre du fonctionnement cérébral ou dans une eæcilalion des méninges : le surmenage cérébral, par exemple, crée une hyperexæcilabilité particulière ayant pour conséquence l'absence du sommeil, de même la méningile, le rhumalisme cérébral, la paralysie générale, ete. La céphalée est alors associée à l'insomnie. Les insomnies infeclieuses peuvent êlre algiques ou bien dues à l'action des toxines de la maladie causale ou, dans la convalescence, sous la dépendance de l'hyposthénie neuro-vasculaire. L'abus du thé, du café, de l'alcool crée une eæcilalion directe des cellules cérébrales, caractérisée par l'insomnie qui est alors d'origine toxique. Le sommeil fait également défaut dans certaines affections telle que : dyspepsie, dyspnée d'origine pulmonaire ou cardiaque, éréthisme vasculaire où nerveux.

L'insomnie, symplôme banal, secondaire, le plus souvent, passe au premier plan et doit être traitée comme maladie essentielle dans les psychonévroses. Ce sant toutes

les insomnies, dites nerveuses dues au surmenage, par

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