‹ Traitement de l'insomnie par la diéthylchloroacétamideChapitre 5 sur 57 · EN · texte numérisé non relu

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idée fire subconsciente (Janel), des neurasthéniques, des hystériques, des anxieux où encore l'insomnie simple ne s'accompagnant d'aucun autre phénomène physique ou psychique notable, le manque de sommeil pur et simple, le non-somameil de Trénel. En dehors de toute excitation extérieure, lon reste éveillé, et cel élat peul durer des nutils. Le sommeil diminué dans sa quantité peut l'être encore dans sa qualilé el ne procure pas au système nerveux le repos dont il a besoin.

Michelson a établi les courbes du sommeil normal et du sommeil chez les neuraslhéniques. Dans le premier cas, il y à loul d'abord une ascension progressive. jusqu'au deuxième quart de la deuxième heure, puis rapide dans le deuxième et le troisième quart où le sommeil atteint son acmé. Il y a ensuile une descente rapide jusqu'au deutième quart de la troisième heure et enfin une lente descente jusqu'à la deuxième demi-heure de la cinquième heure. À ce moment, il y a une lehlte et faible augmentalion de l'intensité du sommeil ayant son maximum en une heure, puis une diminulion progressive jusqu'au réveil. La deurième courbe diffère par une augmentation et diminulion lentes el moins marquées au début el le somineil resle plus profond jusqu'au réveil.

Ces éludes n'ont pas abouti à une explicalion plausible de l'insomnie el nous ne donnerons pas les différentes théories du sommeil. Pendant le sommeil, la fréquence du pouls et la tension artérielle sont diminuées ; mais parfois l'insomnie parail èlre provoquée par une chute lrop forte ou, au contraire, insuffisante de celle pression sanguine, el il suffit alors de ramener la tension à un

laux normal et en rapport avec la tension à l'état de veille

MT (= pour voir le sommeil réapparaître. Pour Trénel, le réveil brusque des neurasthéniques, au milieu de la nuit, serait dû à une chute brusque de la pression sanguine à la fin de la digestion, quelle qu'en soil la cause.

L'insomnie habituelle peut, en dehors même de l'épuisement physique qu'elle produit, avoir une influence directe chez les névropathes sur le développement de l'agitation. On se trouve, chez certains de ces malades, en présence d'un cercle vicieux, où l'agitalion entrelient l'insomnie el l'insomnie exagère l'agitation. Dans les accès aigus des psychoses, elle est un des premiers symptômes qui apparaissent ; par contre, le retour du sommeil, à la fin d'une manie, est d'un efcellent augure, et doit être considéré comme le thermomètre de la situation. Un malade qui dort est à moilié quéri (Martinet).

Un symptôme aussi énervant, aussi tenace parfois que linsomnie, a, de tout lemps, alliré l'attention des médecins, et on a cherché des moyens propres à le combattre. Aussi le traitement de l'insomnie est-il demeuré un des plus lourds problèmes de la thérapeutique qui doit être, avant tout, p&thogénique ou éliologique. Et lorsque la cause est connue, chez des syphililiques, des cardiaques ou des asthmatiques, si linsomnie est en rapport avec la maladie, le traitement en viendra à bout : hydrargyre, digilale, hypolenseurs ; si elle est provoquée par la douleur, l'opium, le pantopon, la morphine, ete., sont indiqués.

Mais si l'on ne peut accuser aucune affection dyscrasique, Si nous nous trouvons en face d'un névropathe, d'un insomniaque, nous ne pourrons pas bien souvent nous

contenter d'une diélélique sévère, d'une hygiène physi-

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