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raître? On le dit et cela cependant est difficilement con-
« cevable. Sans doute les accidents divers qui résultent « de cette lésion peuvent s’effacer, les dilatations partiel- « les auxquelles elles avaient donné lieu peuvent s’atté- « nuer, les bruits même par lesquels elles se manites-
taient peuvent disparaître. Mais tout cela peut avoir
« lieu sans que la lésion ait cessé d’être, säns même
qu’elle se soit modifiée. Pour ma part je n’ai jamais pu
acquérir la certitude qu’un rétrécissement d’orifice po-
« sitivement constaté ait anatomiquement quériet je ne « pense pas que dans le traitement des maladies du cœur
la guérison d’un pareil rétrécissement soit un but à
« poursuivre. Îl en est autrement des insuffisances mitra- «les consécutives à l’endocardite aiguë quand elles sont « récentes. Celles-là peuvent guérir. »
Comme on le voit, seules les endocardites aiguës sont susceptibles de quérison, mais il faut bien le reconnaître le traitement médicamenteux n’y contribue quère. Tout au plus peut-on admettre avec juste raison, que les soins d’hygiéne bien entendus au moment d’une affection aiguë empêchent des déterminations endocardiaques. En face d’une endocardite chronique le médecin se trouve désarmé en ce qui concerne la lésion anatomique elle-même. Au contraire il peut beaucoup, si au lieu de viser la lésion, il se rappelle que secondairement comme nous l’avons indiqué dans la première partie de cette étude, le muscle cardiaque est atteint. C’est lorsque la fibre musculaire ne peut plus compenser, que commence le danger et par là même une lésion mitrale quelconque peut être
considérée comme se divisant en deux périodes. La pre-
ct. So mière est la période de compensation, période eusystolique de Huchard ; la seconde commence quand cesse cette compensation, c’est l’asystolie plus ou moins marquée,
À vrai dire Fernet et Huchard décrivent quatre périodes : la période eusystolique ; la période hypersystolique, quand apparaît l’hypertrophie ; la période hyposystolique, quand la compensation commence à devenir insuffisante ; enfin la période asystolique lorsque la compensation ne se produit plus du tout. Mais pour le point de vue qui nous concerne, il nous suffira des deux périodes indiquées. N
Le rôle du médecin est simple dans la première période, il devra s’efflorcer de la prolonger.
Dans la deuxième période il devra traiter d'urgence les accidents aigus. Pour atteindre ce double but, de nombreux médicaments ont été proposés, mais de valeur inégale, croyons-nous, tant par leur action physiologique, que par leur mode d’administration.
La seconde partie de notre thèse aura pour but de passer en revue ces différents médicaments.
Nous ferons connaître leur propriétés, les raisons qui ont donné lieu à leur emploi. Nous donnerons notre opinion propre sur chacun d’eux.
Nous laissons de côté pour l'instant tout ce qui a trait aux questions d'hygiène, sur lesquelles du reste tout le monde est à peu près d’accord, nous réservant de les exposer dans la troisième partie, alors que nous dirons, comment, à notre sens, il faut traiter les malades atteints
d’une lésion mitrale.