‹ Traitement de l'insuffisance et du rétrécissement mitralChapitre 8 sur 26 · DIS · texte numérisé non relu

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tion des endocardites infectieuses a été très élucidée dans ses rapporls avec différentes espèces de microbes, Mais de plus on sait que les endocardites aiguës simples relèvent d’un même processus microbien. Pourquoi cette diversité dans les manifestations infectieuses sur un même organe, l'appareil valvulaire du cœur ? A vrai dire on ignore d’une manière précise pour quelle raison au cours d’une maladie déterminée se produit une simple endocardite aiguë toute locale destinée à quérir ou à passer à l’état chronique ; ou au contraire, une endocardite s’accompagnant de manifeslations générales, dont la mort est souvent le terme ultime. Différences de tenacité, d’intensité microbienne, association morbide de différents bacilles, tels sont évidemment les éléments quientrent en jeu, sans que l’on puisse toutefois déterminer leur valeur réciproque, dans chaque cas particulier.

En tous cas, toute endocardite quelle qu’elle soit peut être considérée comme une infection secondaire à uneinfection primitive quelconque de Porganisme, Cette endocardite restera simplement local ce qui ne lPempêchera pas d’être infectieuse. C’est ce qu’on voit se produire tous les jours, par exemple, chez les rhumatisants dont le cœur tout à coup présente une lésion valvulaire, le plus souvent irrémédiable. Ou bien au contraire lendocardite ne sera pas le seul foyer infectieux. Les embolies iront propager le processus dans tous les points de Porganisme, au cerveau, aux poumons, au foie, au rein, Le malade sera en proie à une fièvre continue, 1l présentera l’aspest d’un sujet miné par une forte pyrexie, Comme

or e ’ se rs 4 1? D Al À TE une dothiénenterie, une méningite, ete. C'est [à ce qu'on

PONS à QAR appelait, ce que certains auteurs appellent encore « en docardites infectieuses. »

Comme l'a bien dit Hanot, à cette affection, le vrai nom qui conviendrait est celui « d’endocardites Infectantes. » Il a deux avantages et c'est pourquoi nous SOusCrIVOnS pleinement à cette dénomination.

Le premier c'est de laisser entendre que d'autres endocardites relèvent également d'un processus microbien,

comme l’endocardite aiquë du rhumatisme pour prendre

toujours l'exemple classique. Le second c’est de bien lais-.

ser deviner la généralisation du processus, qui au heu de rester localisé frappe l'organisme entier.

Si nous voulions examiner les différents traitements qui ont été préconisés contre ces différentes variétés d’endocardites que nous venons de passer rapidement en revue, nous entreprendrions un travail de longue haleine et qui dépasserait les bornes dans lesquelles nous sommes forcés de nous restremdre. Nous nous lHmiterons donc et nous nous adresserons à la lésion la plus banale et par conséquent d'un intérêt pratique, le plus immédiat; l’endocardite infectieuse localisée à la valvule mitrale,

Nous n'aurons pas, par conséquent, à nous occuper des endocardiles iInfectantes, dans lesquelles la mitrale est touchée, ce serait sortir de notre cadre. Les lésions valvulaires localisées et passant à l’état chronique, sont les seules auxquelles nous voulons nous arrêter.

Mais avant d'entrer dans le corps même de notre sujet, il nous semble indispensable de rappeler en quelques mots, [CS données bien assises, fournies par lanatomie

pathologique et la Clinique.

aol

La valyule mitrale est atteinte de trois manières.

Ou bien au moment de la systole ventriculaire, l’obturation de l’orifice auriculo-ventriculaire gauche n’est pas absolue et le sang du ventricule, que lance dans l'aorte la contraction musculaire, passe en partie dans l'oreillette. Ou bien le sang, au moment de franchir l'oreillette pour

pénétrer dans Îe ventricule, c’est-à-dire au moment de la

systole ventriculaire, rencontre devant lui un orifice plus étroit qu'à l’état normal, qui par conséquent ne laisse passer qu’une moindre quantité de sang. Dans le premier cas, on dit qu'il y a insuffisance, dans le deuxième, on dit qu’il y a rétrécissement.

L'insuffisance mitrale se rencontre pour ainsi dire chaque jour, plus rarement trouve-t-on le rétrécissement mitral dans sa pureté. Il n’était même quère connu dans cet état avant les travaux de Duroziez (1). Ce fut lui qui, le premier, décrivit le rétrécissement pur (ou maladie de Duroziez).

Plus souvent que ces deux lésions, on en rencontre une troisième qui n’est en réalité que la réanion des «deux premières, nous voulons parler de la maladie mitrale constituée par l’association d’un certain degré d’insulfisance, avec un certain degré de rétrécissement.

Lorsqu'on examine un cœur atteint d'insuffisance mitrale, on y rencontre un épaississement des valvules devenues rigides et dont les bords plus ou moins infiltrés de matières calcaires sont rugqueux et indurés.

De plus ils ont tendance à s’incurver vers l'anneau de

1, Duroziez., Archives génerales de medecine, 1877.

l'orifice auriculo-ventriculaire. Toutes ces conditions expliquent facilement l’absence de coalescence valvulaire au moment de la fermeture de la valvule et la production de l'insuffisance. Du reste cette induration s'étend même chez certains malades au niveau des cordages tendineux dont la rétraction contribue à augmenter linsuffisance de l'appareil valvulaire. |

Dans d’autres conditions au lieu de ces lésions, ce qui frappe la vue ce sont des végétations, de petites sallies semblables à des papilles plus ou moins durs, incrustées

de sels calcaires et recouvertes de dépôts fibrineux.

Elles empêchent les valvules de s'adapter contre lorifice qu'elles doivent obturer. Ainsi se produit un espace libre qui permet au sang de refluer du ventricule dans

l'oreillette.

Deux grands processus produisent donc l'insuffisance mitrale, l’un est un processus de rétraction, l’autre un processus de végétation. Du reste les cas ne sont pas rares où les deux se combinent et d’une manière qénérale on peut dire qu'au point de vue anatomique l’endocardite mitrale représente une sclérose de l’orifice.

Comment expliquer cette sclérose ? Eile relève du pro- cessus histologique qui commande toutes les scléroses de l'organisme. Si en effet on fait l’autopsie d'un cœur au

début d’une endocardite mitrale, alors que la lésion n’a

Ps . i pas encore eu le temps de devenir chronique, on se trou- -

vera en présence d’un aspect tout différent, de celui que nous venons d'étudier. Au lieu de la sclérose ce seront

de petits points rougeâtres qui cribleront les valvules,

Re Fe PA petits points rapportés par G. Sée (1) à une trombose valvulaire primitive.

En même temps les valvules se boursouflent, s'épaississent, s’hypertrophient. À ce moment on assiste à des lésions d'inflammations banales se traduisant par la prolfération des cellules embryonnaires. Ce n’est que consécutivement que ces dernières vont s'organiser en tissu fibreux et aboutir à la sclérose.

L’endocardite mitrale se comporte donc comme tout autre inflammation et l’endocardite chronique avec rétraction fibreuse doit être considérée comme le mode de quérison anatomique d’une endocardite aiquë inflammatoire.

Du reste à côté de ces lésions il en est de plus rares que nous devons tout de même signaler, pour être complet. Sans insister sur la production de plaques athéromateuses qui font rentrer l’affection mitrale dans les cardiopathies artérielles de Huchard (2), nous voulons indiquer ce que l’on a appelé les‘anévrysmes valvulaires.

Dans ce cas la sclérose valvulaire s’est compliquée d’un processus ulcéreux, et si ce processus ne modifie guère les choses lorsqu'il est atténué, il en est tout autrement dans les cas plus sérieux où il aboutit à un anévrysme d’abord, à une perforation ensuite.

Telle est dans ses grandes lignes la description anatomique de linsuffisance mitrale, Il est à peine besoin de rappeler comment on la reconnaît à l’autopsie. On verse

de l’eau dans le ventricule et s’il y a insuffisance l’eau au

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