LES IODURES
L'iode et les iodures sont aussi très employés, au moins dans certains cas. On a beaucoup discuté sur leur action. Ils activent les processus de désassimilation, mais surtout ceux qui portent sur les albuminoïdes et certains auteurs ont pu dire que non seulement leur action était inutile dans l'obésité, mais même qu'elle provoquerait la formation de la graisse aux dépens des albuminoïdes. On leur a reproché aussi de provoquer des troubles digestifs; ceux-ci sont, il est vrai, moins importants si on utilise certaines préparations comme l'iodalose et l’iodone.
Nous indiquerons plus loin les cas où l’iode peut être employé avec chances de succès. De toute facon, on n utilisera que des doses moyennes el on interrompra le traitement dès l'apparition du plus petit symptôme d'intolérance.
Rappelons enfin, que les iodures sont aussi employés à l'extérieur. Kisch préconise les frictions locales avec des solutions, des pommades iodées. Après la friction,
UC TPE
Kisch fait couvrir la région frictionnée d'une large
compresse trempée dans une solution acétique.
MÉTHODE THYROÏDIENNE.
Elle a eu son heure de célébrité; on est aujourd’hui à peu près d'accord pour reconnaître qu’elle présente peu d'avantages et fait courir au malade de véritables dangers. Lors des premières expériences, on fut surtout frappé du fait que, dans un certain nombre de cas, il y avait diminution sensible du poids, mais on ne tarda pas à constater que dans d’autres cas aucun résultat appréciable ne se produisait. Les glandes fraîches déterminèrent souvent des accidents parmi lesquels nous devons rappeler le cas cité par Javal : « Avec un de nos amis et un de nos maîtres, nous avons pris tous les jours pendant deux semaines chacun un lobe de glande thyroïide de mouton, qu'un boucher nous apportait frais tous les matins et que nous mangions cru. Pendant les quatre premiers jours, notre poids est tombé de 1.800 grammes, puis pendant les 11 jours suivants, il n’a pas varié. Nos pulsations n'ont pas augmenté et nous n'avons éprouvé aucun malaise; aussi, aurionsnous continué encore l'expérience, si notre ami qui la faisait en même temps que nous, n'avait été pris de tachycardie et de vertiges allant presque jusqu'à la syncope.
. «Notre maître vitsubitement son pouls qui ne battait d'habitude qu’à 45, s'élever à 70, puis il eut des crampes,
des fourmillements et une oppression considérable. Il
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cessa aussi, mais mourut subitement très peu de jours après. » | | On remplaça alors la glande fraîche par des préparations rigoureusement dosées en poudres ou tablettes ; mais là encore des accidentsse produisirent : anorexie, irritabilité nerveuse, troubles psychiques, insomnies, rapidité et instabilité du pouls, vertiges, et parfois même syncope mortelle. Théoriquement d’ailleurs, si l’ingestion de glande thyroïde augmente les combustions organiques, celles-ci s'accompagnent d’azoturie et de phosphaturie. Les recherches de Widal et Javal, de Labbé et Furet, de von Noorden et de Magnus Lévy, montrèrent que si l’action de lathyroïde est inconstante sur les graisses, elle est au contraire toujours constante sur les albuminoïdes de l’organisme qu’elle attaque violemment. On a condensé en une formule saisissante les inconvénients du traitement thyroïdien qui «détruit les muscles,
empêche la combustion des graisses, ralentit la cure d'amaigrissement. »