‹ Traitement de l'Obésité par les Méthodes ScientifiquesChapitre 14 sur 54 · AUTRES PROCÉDÉS · texte numérisé non relu

AUTRES PROCÉDÉS

D'autres procédés ont aussi été pratiqués : le fucus vésiculosus considéré comme spécifique de l'obésité par Duchesne-Duparc, est encore employé avec succès, sous forme d’extrait hydroalcoolique. Les métaux colloïdaux ont été récemment expérimentés; en particulier, les colloïdes de la série du platine. On a employé le palladium, le sélénium, l'iridium, le rhodium: on

obtient une augmentation des oxydations organiques

se traduisant par l'augmentation du taux de l’urée.

Citons encore le sérum hypertonique de M. de Fleury utilisé en injections hypodermiques. Ce sérum composé essentiellement de sulfate, phosphate, chlorure de sodium, accroît les échanges nutritifs et relèverait la tonicité musculaire.

On a aussi utilisé des bains balsamiques dont l'agent thérapeutique est. dû aux vapeurs résultant de la combustion de pins Mugho; La bile en nature; le traitement mercuriel chez les syphilitiques; l'huile phosphorée. Mais nous devons insister sur les procédés opothérapiques dans les obésités glandulaires. C'est dans ces cas que l’on doit donner les extraits de corps thyroïde qui sont alors bien mieux supportés, les extraits de glande génitale; mais leur action, et encore plus l'action des extraits hypophysaires, épiphysaires, surrénaux, est toujours insconstante et ne doit jamais constituer l’unique traitement.

Nous décrirons d’ailleurs plus loin ces procédés opo-

thérapiques.

ARTICLE III

Les agents physiques.

Le role des agents physiques est non moins grand que celui du régime. Leur action est très complexe : d'une part, ils agissent directement sur le système musculaire qu'ils fortifient, et par cela même ils augmentent l'intensité des actions organiques; d’autre part, un certain nombre d’entre eux augmentent la radiation cutanée.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire à première vue, c’est cette dernière action qui est la plus importante; le nombre de calories perdues par radiation cutanée sous l'influence de la réfrigération ou de la ventilation est bien plus considérable que celui qui résulte d'un travail physique même très important.

Maurel a bien montré que, sous la simple influence de la température ambiante, sans déplacement de l'atmosphère, une différence de 2% seulement suffit pour faire varier les dépenses de l'organisme; si cette différence est de 15° ces mêmes dépenses varieront d'un tiers.

Sous l'influence de la ventilation, un homme habillé, placé dans un courant d'air de 7 kilom. 200 à l'heure voil ses dépenses augmenter d'un tiers; tandis qu'un homme exécutant un travail considérable perd une

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