HYDROTHÉRAPIE
L'hydrothérapie agit surtout sur le système nerveux qui réagit par lui-même et provoque des réactions circulatoires et thermiques. Les phénomènes de désassimilation et de nutrition cellulaires sont ainsi modifiés. Mais l’action réflexe produite varie suivant la façon dont on ‘emploie l'hydrothérapie; la nutrition peut être ralentie ou excitée suivant le cas. Les réactions produites dépendent en grande partie de la température de l'eau. Celle-ci est très froide jusqu'à 1%, froide entre 12 et 19°, fraîche entre 20 et 25°, tiède de 26 à 31°, chaude de 32 à 37, très chaude au-dessus.
L'eau froide stimule la tonicité du système nerveux, mais en même temps est sédative; elle est donc avant tout régulatrice. Sur la circulation, après une courte phase de vaso-constriction et d'hypertension, la pression artérielle s’abaisse, le pouls s'accélère; il ya vaso-dilatation. Les applications prolongées d’eau froide augmentent la durée de la vaso-constriction et diminuent l'intensité de la vaso-dilatation. Il y a augmentation de la ventilation pulmonaire.
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Les réactions nerveuses, circulatoires, thermiques, sont donc considérables.
L'eau chaude agit aussi fortement, mais naturellement la réaction thermique est très faible.
L'eau tiède ne produit qu’une réaction insignifiante.
L'eau froide a donc une action particulièrement intense, el l’on voit l'importance de la réaction. Pour la compléter, sinon pour la provoquer, certains moyens sont parfois très utiles : les frictions en particulier.
L'hydrothérapie agit d’ailleurs de façon fort différente suivant que les applications sont faites avec ou sans percussion; celle-ci a un effet excitant en rapport avec la pression, et sa force varie suivant la façon dont la douche est donnée. Là encore la température intervient; la douche froide est tonique ou sédative suivant qu’elle est rapide ou lente; la douche chaude provoque de l’excitation, mais régularise en même temps le tonus musculaire ; la douche tiède est plutôt calmante. On utilise encore la douche progressive, passant successivement de 38° aux environs de 20°; la douche écossaise où une douche généfale froide succède sans transition à une douche générale chaude; enfin la douche alternative répète six fois de suite une douche très chaude de 20 secondes suivie d’une douche froide de 10 secondes.
Ces dernières douches sont toniques et révulsives.
À côté des douches générales, il nous faut signaler les douches locales. D'une façon générale, la douche locale chaude décongestionne l'organe aux environs duquel elle est dirigée; la douche locale froide est excitante; citons en particulier la douche hépatique,la douche abdominale.
L'eau agit en dehors de le percussion sous forme de bains: ceux-ci peuvent ètre donnès en piscine, en bai gore. Le bain froid provoque une certaine dépense en = calories: la piscine est particulièrement utile, ear les mouvements sont possibles; IR perte peut aller en une heure dans un bain de piscine à 17° jusqu'à 400 calories. -
Les bains chauds sont toniques, Sils sont courts; sédik, s'ils sontprolongss. La sudation que provoquent les bains très chauds peut être utilisée contre l'obésité. Par contre, l'accélération de la circulation cutanée dent ils sont cause voriserait, d'après Heckel, l'engraissement cutané. Il est souvent très utile de donner des bains à eau courante, ce qui facilite la réaction et augmente les effets produits.
Un peut encore utiliser les affusions, les enveloppements avec un drap mouillé, les demi-hains, les compresses. On emploie aussi les bains earbo-gazeux avee de l'eau contenant des bulles fines de gaz carbonique, les * bains salés, les hains de mer.
Après le bain où après là douche, il est souvent utile
: L'augmenter IR réaction par des frictions ou encore par
le massage, par la mécanothérapie.
Nous verrons plus loin comment appliquer ces différenis procèdés chez les obèses suivant la forme clinique qu est en jeu.
MÉTHODES CHIRURGIALES
Les méthodes chirurgicales ne sont guère employées | que lors d'abèsité considérable et monstrueuse. On pra-
tique alors la résection de masses graisseuses plus ou moins volumineuses ; mais on ne doit jamais oublier qu'il convient de se méfier de l’anesthésie générale chez l'obèse ; et d'autre part, les cicatrisations sont toujours lentes, Plus utile peut-être est l'intervention sous forme de simples incisions cutanées, lorsqu'il s'agit de parer à la flaccidité de Ja peau qui suit parfois certaines cures pratiquées trop exclusivement à l'aide d'une seule méthode.
ARTICLE IV
Cure hydrominérale.
Assez nombreuses sont les villes d'eau qui ont l'obésité parmi Jeurs indications ; mais deux stations se sont spécialisées dans la pratique de cette cure : en France, Brides ; à l'étranger, Marienbad.
En dehors de l’action des eaux, la cure thermale de l’obésilé comprend en effet la mise en action de tous les moyens de cure Pour, qu'une station puisse soigner sérieusement les obèses, il faut qu'elle puisse leur offrir, réunis, tous ces moyens. Il est méme certain qu'à Marienbad, nombre de médecins considérent l'action des eaux comme très secondaire et que l'on y emploie surtout les méthodes de cure que l'on pourrait appliquer dans toute ville organisée à cet effet.
A Brides le malade trouve bien tous les procédés de cure : les cartes de régime, la cure de terrain, les ressources de l’hydrothérapie, de l’électrothérapie, de la
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photothérapie ; mais en plus, l'action des eaux est constante, et dans les débuts de la station, lorsque les modes accessoires de cure n'étaient pas encore réalisés, on obtenait néanmoins un très grand nombre de succès.
Nous ne voulons pas dire que seules les eaux sulfatées chlorurées comme celles de Brides peuvent avoir de l’action. Bien au contraire des eaux très variées peuvent et doivent être utilisées dans certains cas.
On s’est étonné de voir des moyens différents agir dans des cas qui paraissaient analogues; mais c’est justement cette analogie qui était fausse.
Il est bien évident que les différences qui existent entre les divers obèses suffisent à éclaircir la question, et il est naturel de voir, suivant le cas, adresser un obèse à des eaux un peu déprimantes, ou au contraire toniques.
Les eaux agissent d’ailleurs non seulement sur le sysième nerveux, mais aussi sur les différentes fonctions - du foie, sur la circulation, sur l'intestin, et suivant les eaux auxquelles on s'adresse, on agit plus ou moins sur l’un ou sur l’autre de ces appareils.
En pratique, l’action des eaux est très complexe, et il est préférable de les classer d'après leur composition.
Pour chacune, ou pour la principale de chaque groupe, nous étudierons alors l'action modificatrice exercée.
A côté des eaux sulfatées chlorurées, il nous faut placer les eaux chlorurées sodiques et les bicarbona-