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pendant 10 à 40 minutes; à son entrée dans l’étuve, le malade est d’abord suffoqué, mais bientôt il n'est plus incommodé; là encore la chaleur agit en provoquant la sudation.
Mais ce sont les bains d’étuve sèche qui provoquent la sudation la plus marquée. Pendant 10 à 40 minutes, le malade supporte une température de 40 à 45°; il est entièrement enfermé dans une chambre dont la température a été élevée par l’échauffement des murs.
Dans l'appareil de Berthe, le malade est enfermé dans une caisse d’où émerge la tête; la vapeur chaude et sèche est amenée par des tuyaux. Ce procédé est très apprécié par les malades à qui il rend la pratique de la cure plus facile.
Les bains d'air chaud sont cependant en général mieux supportés. On emploie surtout l'appareil de Ménétrel. Le malade émerge à hauteur de la poitrine d’une étuve en cuivre; il y est soumis pendant 45 minutes au maximum à une température qui peut monter jusqu’à 110°. Pendant l'application de tous ces procédés, la chaleur détermine la sudation, la polypnée, mais les conséquences les plus importantes sont celles qui portent sur l'appareil cardio-vasculaire. Il faut surveiller avec le plus grand soin et l'accélération du pouls et la tension artérielle. Le pouls ne doit pas être accéléré au delà de 120 pulsations par minute; la tension artérielle s’abaisse de façon parfois considérable. Il faut aussi surveiller les troubles de la circulation encéphalique:; il est bon dé faire respirer au malade de l’air frais et de lui appliquer sur le visage une compresse humide. Après
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le bain on provoquera le ralentissement du pouls par des applications d’eau relativement froide; on couvrira le malade chaudement, on le laissera se reposer au moins une demi-heure. Le poids diminue d'une façon constante, quel que soit le procédé employé, en particulier après les bains d'étuve sèche, on constate une perte de 900 grammes; après certains bains d’air chaud la baisse de poids peut atteindre 1.000 grammes.
Cette baisse de poids est due non pas à la fonte de la graisse, mais simplement à l'élimination d'eau. Ainsi avec l'appareil de Ménétrel, cerlains obèses arrivent à perdre 1.200 grammes dans la première séance; dans les séances qui suivent, la diminution de poids diminue successivement et n’est plus que de 800 grammes, puis 600 grammes et enfin 400 grammes; quel que soit le nombre des séances, cette méthode appliquée seule amène rarement des baisses de poids inférieures à 4 ou D kilogrammes. Il est d’ailleurs indispensable de faire boire le malade d’une façon souvent considérable pour parer à la diminution de l'urine, provoquée par l'exagéralion de la sudation. Enfin, chez certains malades, les effets obtenus s’inversent; au lieu de provoquer une exagération des combustions, on obtient du ralentisse-
ment des échanges cellulaires.
PHOTOTHÉRAPIE.
La photothérapie a elle aussi été employée avec succès; mais il convient de dissocier l’action produite par la lumière et celle produite par la chaleur. En réa-
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lité, les procédés employés le plus souvent sont plus des procédés thermiques que des procédés agissant par la lumière. Cependant on connaît l’action nettement oxy dante des rayons solaires en présence de corps fluores cents, les rayons verts surtout seraient actifs; on sait aussi que la couleur de la lumière exalte ou diminue l'activité du système nerveux. Ces rayons lumineux pénètrent d'ailleurs dans les tissus, tout au moins les rayons chimiques; on pourrait impressionner à travers la main certaines plaques photographiques. En pratique, les procédés employés : ceux de Delherm ou de Heller, combinent les deux actions.
Delherm soumet l’obèse à l’action de l'énergie fournie par de nombreuses lampes à incandescence, situées à une faible distance. Le malade est enfermé seulement en partie; la tête émerge et échappe ainsi à l’action de la température qui monte progressivement de 30° à 50°. Dès qu’elle atteint 38°, la sudation apparaît et elle est assez considérable pour obtenir en une demi-heure une baisse de 1.000 grammes environ.
Ce bain est en général bien supporté ; mais là encore il convient de surveiller attentivement le cœur et la quantité des urines. Citons encore le bain de Wulff qui n'utilise que peu de lampes, mais possède des réflecteurs paraboliques; la sudation se manifeste à une température plus basse, mais elle est plus tardive; signalons surtout que la pression reste normale pendant le bain, ce qui est très utile chez les cardiaques.
Les bains de Dowsing consistent en des applications locales. |
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On a aussi utilisé l’héliothérapie par action directe des rayons solaires sur le corps; il faut en distinguer le bain atmosphérique qui lui est d’ailleurs parfois combiné, Ce dernier procédé, préconisé par Finsen, utilise la lumière diffuse; le malade se promène, dévêtu dans un préau pendant autant de temps qu'il est possible suivant la température; il ne reste d’abord que quelques minutes mais au bout de très peu de temps, le bain peut être prolongé jusqu'à 5 et 6 heures. Cette méthode est surtout appliquée en Allemagne sous le nom de Luft-bad.
ELECTROTHÉRAPIE.
Employée suivant des méthodes très différentes il y a plusieurs années, puis presque complètement délaissée, elle est de nouveau en honneur à l'heure actuelle depuis l'apparition de procédés nouveaux,
Son action serait, d'après certains auteurs, modificatrice de la nutrition générale; il semble plutôt qu'à côté de cette action, l’électrothérapie provoque surtout la régénération musculaire : le malade exerce ses muscles sans se fatiguer et sans risquer de contre-coups dangereux sur son muscle cardiaque.
On emploie le bain électrique sinusoïdal, qui provoque la tétanisation de tous les muscles du corps, le bain et la douche statiques, les bains hydro-électriques. Ces bains amèneraient de l’augmentation des oxydations, mais on n'est pas encore d'accord sur leurs contreindications.
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On a utilisé le courant galvanique continu; les électrodes sont placées sur les cuisses et les lombes; l'intensité du courant varie entre 100 et 150 milliampères; la durée des séances quotidiennes varie entre une demiheure et une heure. On termine chaque application par une série d'interruptions rythmées destinées à produire de fortes contractions musculaires. Cette méthode est d'application délicate et provoque facilement de la douleur.
Leduc emploie aussi le courant galvanique, mais avec des interruptions rapides; ce procédé permettrait de régler et de mesurer exactement la durée de chacun des passages du courant et de déterminer les grandeurs électriques. La nutrition est nettement modifiée; le rapport de l'azote de l’urée à l'azote total est fortement accru. Les courants à haute fréquence activeraient aussi les combustions organiques et l'élimination des déchets, mais il est nécessaire pour obtenir des résultats souvent minimes de faire supporter au malade des séances extrêmement longues, pendant lesquelles il est placé à l'intérieur de grands solénoïdes, sous une tension de 16.000 volts avec 100.000 alternances par seconde.
Mais, à l'heure actuelle, une méthode semble donner des résultats véritablement remarquables. Bergonié utilise le courant faradique sous une intensité considérable, mais avec une densité électrique très faible. Le courant utilisé provient d’une bobine d’induction: sa tension est faible : 8 à 10 volts: son intensité varie de 30 à 1.100 milliampères; mais sa principale caractéristique est sa régularité absolue qu'un réglage minutieux de
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l'appareil, et en particulier d’un interrupteur à lame vibrante permet seul d'obtenir.
Le courant est d'autre part inversé par un métronome battant 120 fois à la minute, soit une période complète par seconde. Les muscles se contractent ainsi une demi-seconde et se reposent autant.
Les électrodes sont constituées par de larges plaques métalliques recouvertes d'un épais matelas spongieux imbibé d’eau; elles recouvrent la presque totalité du corps, sauf la face, la partie antérieure du thorax et les extrémités des membres. Elles peuvent couvrir une surface de 10.000 centimètres carrés, ce qui abaisse la densité du courant à 1 milliampère par centimètre carré pour 50 milliampères efficaces etamènent la résistance du sujet à être parfois inférieure à 100 ohms. On peut d’ailleurs faire varier l'intensité du courant, suivant la masse musculaire sur laquelle on agit, car, les électrodes sont divisées en 6 groupes indépendants. Elles sont maintenues en place par des sacs de sable qui limitent l’amplitude-des mouvements dus aux contractions musculaires. Celfes-ci sont d'ailleurs absolument indolores, et quoique tous les muscles du corps se contractent régulièrement, l’obèse n'est nullement gêné; il peut lire tranquillement pendant toute la séance qui dure pourtant une heure, et même davantage. La circulation périphérique est augmentée, la pression s'élève de 2? centimètres environ, le pouls est accéléré, mais
surtout les mouvements respiratoires sont augmentés comme fréquence et comme amplitude; on constate
aussi de la sudation.
UV N
Après la séance, l'obèse n’est nullement fatigué; il a plutôt envie de prendre de l'exercice.
Il est bien évident que cette méthode doit se combiner aux autres moyens de cure, et alors on obtient une perte de poids de 10 à 20 kilogrammes en 6 semaines, * combinée à la rèfection musculaire, à la modification de l’état général. Les résultats seraient particulièrement persistants.