CHAPITRE I
OBÉSITÉ PAR EXCÈS DE NUTRITION DE ROBIN | Obésité pléthorique. — Obésité floride.
Nous décrivons dans cette catégorie ces obèses que l’on a longtemps considérés comme n'étant pas des malades, mais même comme jouissant de la santé la plus parfaite. Leur teint est coloré, leur visage ne présente aucune saillié osseuse, leur poitrine est large, l'abdomen quoique de dimensions souvent considérables ne paraît pas en disproportion trop marquée avec le reste du corps; mais, si leur aspect extérieur peut faire croire à première vue à un état satisfaisant, l’examen ne tarde pas à démontrer qu'il n’en est rien.
Le foie est constamment hypertrophié, d’une façon le plus souvent, il est vrai, modérée, mais il peut descendre jusqu’à quatre travers de doigt du rebord costal. L’hypertension portale est fréquente, l’absorption intes-
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tinale serait normale mais les troubles dyspeptiques sont fréquents; cependant l'appétit est souvent très marqué, les fonctions digestives ont acquis une puissance considérable, et il faut bien savoir que chez ces obèses l'exercice est capable de les développer au delà de toute mesure. D'ailleurs, ce sont des hyperazoturiques; l'urée est chez eux éliminée en excès et reconnaître celte hyperazoturie est un moyen simple de reconnaître rapidement et sûrement en présence de quelle sorte de malade on se trouve. Il faut aussi considérer le rapport de l’azode de l’urée à l'azote total de l'urine, ou coefficient d’oxydation qui est alors élevé. Il semble que chez eux il n'y ait pas de troubles de l’élimination chlorurée, fait qui nous parait être capital, car avec l’azoturie, cela permet la distinction de cette catégorie d'obèses et de celle que nous étudierons plus loin, celle des obèses par défaut. Le rein de ces derniers est touché dans son épithélium; celui des obèses florides est touché aussi, mais par la sclérose; aussi, ici, pas de rétention chlorurée, pas d’œdème, pas de grosse albuminurie, mais, au contraire, et dès le début, de la hausse de la tension artérielle, une très légère albuminurie et tous les signes de la petite urémie.
Mais quoi qu'il en soit de ce dernier point, il nous faut noter que l'élimination des sels calciques est nettement augmentée; on constate dans les urines la présence en grande ‘quantité d'oxalate et de phosphates de calcium.
Du côté de l'appareil respiratoire nous noterons la dyspnée d'effort; qu'elle soit d'origine pulmonaire, gas-