‹ Traitement de l'Orchi-Épididymitte tuberculeuse par la Destruction IgneeChapitre 4 sur 8 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Au Congrès de chirurgie de 1889, une des questions mises à l’ordre du jour : Résultats immédiats et éloignés des opérations pratiquées pour les tuber-

-culoses locales, suscita DR RRRPEEn l'attention

des chinyoiens.

Un grand nombre de Hétebres du Congrès prirent part à cette discussion, apportèrent leurs statistiques ; on se rendit compte de la place considérable qu’occupait en chirurgie le traitement des tuberculoses locales, et en particulier la tuberculose

des organes génitaux, plus spécialement de l’épi-

didyme et du testicule. De la aiscussion qui’ eut

lieu, la conclusion, pour le plus grand nombre,

fut que l’intervention sanglante était le plus souvent indiquée; par cette intervention, on supprimait ainsi un foyer de suppuration locale; on améliorait l’état général en mettant l’organisme en meilleur état de défense, et, en même temps, on

faisait disparaître un foyer d'infection, qui diminuait les chances de propagation.

Pour les lésions tuberculeuses de l’épididyme et du testicule, la castration fut l'opération indiquée

toutes les fois tout au moins que les lésions parais-

saient limitées à ces organes, que la prostate et les

vésicules séminales semblaient indemnes, où tout

au moins très peu envahies,

M. Verneuil, cependant, émettait un avis diffé- ‘rent, il s'était toujours nettement élevé contre la castration ; au Congrès de chirurgie 1889, il formulaitses réserves au sujet de l'intervention dans les tuberculoses locales concluant que « on a le droit d’être optimiste quand il s’agit des résultats immédiats, mais qu'on a moins de raison de se réjouir des résultats des opérations quand on recherche plus tard ce que sont devenus par la suite les opérés. » « Peut-être, ajoutait-il, serai-je plus favorable à la cause de l'intervention un jour. Mais il faudyait pour me faire changer des faits très nombreux, bien clairs et convaincants. »

En 1891, au Congrès de l'Association française

pour l'avancement des sciences, tenu à Marseille,

il disait encore : « La castration est détestable au point de vue moral, et, aussi, chirurgical. L’opération en elle-même est excellente, mais les suites ultérieures sont lamentables. Quand on opère, dès qu'une induration tuberculeuse est contatée, on oublie qu'il est très rare que l'épididymite tuberculeuse ne soit pas accompagnée de lésions plus

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