‹ Traitement de l'uréthrite blennorrhagique par le salolChapitre 10 sur 17 · PE LE · texte numérisé non relu

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sulfurique pur monohydraté, etenviron 3 centimètres cubes d’éther officinal. Il faut retourner l’éprouvette plusieurs fois afin que l’éther traverse plusieurs fois l'urine. Après un repos suffisant, on décante lacouche surnageante d’éther dans une petite capsule de porcelaine où on le laisse s'évaporer. Le résidu abandonné par l'éther est repris par quelques grammes d’eau distillée, dans laquelle une goutte de perchlorure de fer détermine une coloration violette très pure qui caractérise l’acide salicylique. Cette réaction est d'une extrême délicatesse.

Pour aller plus vite, on peut ajouter directement le perchlorure de fer à l'urine, mais la réaction est un peu obscure. {l se fait un précipité noirâtre, à la surface du quel il y à une petite couronne violette.

Recherche de Pacide phénique. — Il faut décomposer le phénylsulfate qui s’est formé dans l'urine. A cet eftet, on introduit dans une cornue 200 centimètres cubes d'urine et 50 centimètres cubes d'acide chlorhydrique. On distille en dirigeant les vapeurs dans une allonge que l’on refroidit.. On recueille environ 60 centimètres cubes de liquide distillé, dans lequel on caractérise l'acide phénique par la réaction suivante :

4 goutte d'aniline donne sous l’influence de l'hypochlorite de soude liquide (liqueur de Labarraque) une coloration d’un bleu intense d'érytrophénate de soude. Cette réaction, indiquée par le professeur Jacquemin de Nancy, est d’une exquise sensibilité ; de plus, elle est différentielle de l'acide salicylique qui peut être entraîné dans la distillation. :

Sahli, privat docent à Berne, dans son importante cone-

munication du 7 avril 1886, se demande si l’on ne pourrait pas « profiter de ce que les deux composants du salol sont éliminés du corps par les urines pour l'essayer dans les catarrhes de la vessie ». « Je n’ai pas encore, ajoutet-il, d'expériences là-dessus, mais j'ai laissé une fois l'urine d’un malade, traité par le salol, pendant plusieurs semaines dans la couveuse, à ne température de 39°, ‘sans que l'urine se décomposât le moins du monde. En tous cas, l’urine des malades prenant du salol devient absolument aseptique. »

On n’a pas encore démontré expérimentalement si elle est antiseptique, c'est-à-dire si elle est réfractaire au développement de quelques microbes pathogènes. Mais il n'est pas douteux que l'acide salicylique éliminé soit un antiseptique (l'acide phénique étant éliminé à l’état de phénylsulfate de soude, n’a probablement aucune action antiseptique) ; et il est permis de penser, avec le D' Dreyfous, qu'il peut, comme tel, avoir une action locale sur les organes urinaires. Mais nous avons limité notre sujet à l'étude de l’action du salol sur l’urèthre dans la blennorrhagie ; et nous ne nous occuperons exclusivement que de cetle affection. L'analyse des observations que nous allons publier va nous montrer les résultats obtenus.

à Loir

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