INTRODUCTION
Les règles qui doivent présider au choix des antisep- : tiques, et à leur application spéciale, ont été posées par le professeur Bouchard dans son Trailé de thérapeutique des maladies infectieuses. M. le D' Dreyfous, s'appuyant sur ces données, dans une récente communication à la Société médicale des hôpitaux, a exposé les résultats qu'il a obtenus en administrant le salol à l’intérieur ; il a affirmé que ce médicament représentait bien un antiseptique local des organes urinaires, comme le naphtol représente par excellence l’antiseptique de l'intestin. Au point de vue pratique, il a montré son efficacité dans une des affections des organes urinaires infectieuses par excellence, la biennorrhagie.
Il nous a paru intéressant de reprendre le côté
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pralique de cette communication, et nous en avons fait le sujet de notre thèse inaugurale.
Laissant de côté l'étude de l’action du salol sur les reins et la vessie, nous avons limité notre sujet, que nous intilulerons : Traitement de l’uréthrite blennorrhagique par le salol.
Notre ambition sera satisfaite, si par les nouvelles: observations que nous apportons, nous pouvons fixer la valeur thérapeutique de ce médicament dans cette affection.
Pour éviter les causes d'erreur, nous avons négligé la blennorrhagie de la femme, chez laquelle cette affection est moins saisissable, à cause de la disposition anatomique de son urèthre, et chez laquelle toutes les sécrétions vaginales et vulvaires, venant inévitablement se mêler au liquide de sécrétion uréthrale, rendent très difficile la constatation de l’action locale d'une substance antiseptique.
Pour justifier l'emploi des différents traitements antiseptiques que nous résumons, nous avons cru utile de faire rapidement l’histoire du microbe de la blennorrhagie : ce sera la première partie de notre travail.
Dans la seconde nous ferons l'étude chimique et physiologique du salol.
La troisième partie formera la partie clinique : nous publierons nos observations, avec les remarques qu’elles entraînent.
Enfin nous poserons nos conclusions.
M. le D' Dreyfous nous a donné l’idée de ce sujet, nous le prions de recevoir l'expression de notre gratitude. Que
À Ti
M. le D' du Castel, qui nous a mis si gracieusement ses malades à notre disposition, reçoive ici l'assurance de notre profonde reconnaissance. M. le professeur Cornil, qui n’a cessé, pendant toute la durée de nos études, de nous prodiguer sa bienveillance, nous a fait l'honneur d'accepter la présidence de cette thèse, nous lui adressons nos remerciements les plus sincères. : :