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réactions indiquent la fonction chimique du salol, qui doit, dès lors, être rangé dans la classe des éthers.
Préparation. — Elle s’accomplit par plusieurs procédés, que l’on trouvera décrit en détail dans le livre de MM. Égasse et Bardet (Les nouveaux remèdes, 1888). Nous nous contenterons d’en citer une ici:
Sur un mélange de salicylate et de phénate de soude, on fait agir un composé chloré, dont le chlore puisse se combiner avec l’alcali. Les acides phénique et salicylique à leur tour, entrent en combinaison, et les produits accessoires forment un résidu qu’on élimine par le lavage.
Ainsi, si l’on traite, à 135°, par le perchlorure de phosphore, des poids moléculaires égaux de phénate et de salicylate de soude, on obtient du salol et des produits secondaires, tels que le chlorure de sodium et l’anhydride phosphorique. On lave le tout avec de l’eau distillée, ensuite avec une solution de soude faible.
On reprend par l'alcool bouillant et on fait cristalliser.
On a en pareil cas cette équation.
5 Na C'H$ Of + 5N a C° H° O0 + Ph CI Salicylate de Phénate de Perchlorure de
soude soude phosphore = 0 Na Cl —: Ph? 05. +. C#H" 0:
Chlorure de Anhydride Salol sodium phosphorique Propriétés. — Le salol offre l'aspect de très minces
cristaux, qui donnent au toucher la sensation d’une résine. Insoluble dans l’eau, dans la glycérine et les huiles lourdes de pétrole, il est soluble dans l'éther, le
Giraud D
Es 30 — chloroforme, la benzine, l'essence de térébenthine, les huiles fines et volatiles. À la température ordinaire, il est également soluble dans 25 fois son poids (d'alcool absolu. Sa solubilité croît avec la température.
Ses cristaux sont des lamelles losangiques, à extrémités tronquées : prismes orthorhombiques très aplatis. Le point de fusion de ces cristaux est entre 42° et 45e.
L'odeur du salol, ainsi que sa saveur, rappellent l’essence de Wintergreen, éther méthylsalicylique, dont on retira pendant longtemps l'acide salicylique. A 100 parties en poids de salol correspondent 40 parties d'acide phénique, et 60 d’acide salicylique.
Les alcalis caustiques réagissent puissamment sur le salol, comme sur tous les éthers, il y a saponification. C’est la réaction qui s’accomplit dans l’organisme au contact du suc pancréatique : dans ce milieu, il devient antiseptique au même titre que l'acide salicylique et que l'acide phénique, ses générateurs.
Eu solution alcoolique, le salol. prend, par addition d’une goutte de perchlorure de fer, la même coloration violette que l’acide salicylique.