AR. IS
socie le massage de l’urètre à l’ionisation négativ: sous le nom de détersion électrolytique.
Nous avons soumis quelques malades atteints d’urétrites chroniques avec et sans gonocoques, et d’urétrites aiguës à forme récidivante au traitement par lionisation négative. À vrai dire, cette méthode ne nous à pas paru capable à elle seule d’amener la guérison, surtout dans les formes non gonococciques de Paffection. Par contre, quelques malades ont été améliorés en ce sens que leur écoulement qui avait résisté aux lavages antiseptiques, a été supprimé par l’action combinée des lavages et de l’ionisation. Ce procédé a permis l’évacuation des glandes infectées, des repaires où gitaïient le gonocoque et s’est montré un adjuvant utile du traitement classique.
L’ionisation positive se pratique avec électrode nue ou électrode électrolytique. |
Quand on emploie l’électrode nue, il est classique, après avoir fait uriner le malade, de pratiquer un grand lavage urétro-vésical avec une solution faible du métal employé. Dans les cas traités par nous, cette pratique a été négligée, afin que les résultats du traitement puissent être entièrement attribués à l’ionisation elle-même, et non au lavage. Il n’est d’ailleurs résulté aucun inconvénient de cette suppression.
L’électrode est constituée par un béniqué 45 du métal choisi, que l’on réunit au pôle positif après introduction dans l’urètre. Le pôle négatif est disposé sur le pubis. On fait ensuite passer le courant pendant
10 minutes avec une intensité de 5 milliampères. On
renverse ensuite le courant pendant quelques minutes. On répète les séances 2 fois par semaine.
Comme nous l’avons vu plus haut, il y a ni pénétration intra-muqueuse d’ions métalliques. Cette méthode présente des avantages évidents sur les lavages, qui restent toujours superficiels. Cette pénétration est si réelle qu’à la fin de la séance le béniqué adhère intimement à la muqueuse et qu’il est nécessaire de changer le sens du courant pour pouvoir le retirer. Cette adhérence et les érosions qui peuvent en résulter paraissent être un inconvénient de la méthode. À plusieurs reprises, en effet, certains de nos malades ont saigné après l’opération. Ce léger accident qu'il est habituellement facile d’éviter en déplaçant le béniqué pendant Ia séance et en renversant le courant ne paraît pas influencer défavorablement le résultat final.
L’ionisation peut-être appliquée par l’intermédiaire de l’électrode électrolytique. Le pôle actif sera différent suivant qu’on voudra faire pénétrer l’ion métal ou l’ion métalloïde de la solution choisie. Ce procédé a été employé par Maringer, qui a utilisé la solution de chlorure de zine 1/300, avec mandrin métallique en zinc. Nous n’avons pas eu l’occasion d’opérer ainsi, du moins en ce qui concerne les cas d’urétrite chronique traités. Pour le traitement des incontinences d’urines par pollakiurie, nous avons obtenu de bons résultats par l’ionisation intravésicale de salycilate de soude en solution.