‹ Traitement de l'urétrite chroniqueChapitre 7 sur 17 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

T..., 29 ans. — Deux blennoragies en 1919, traitées par grands lavages uréthro-vésicaux et guéries en deux mois environ.

Réinfection en janvier 1920. Le malade est traité à nouveau par grands lavages. Malgré le traitement, l'affection passe à la chronicité. Le malade subit pendant un mois des instillations de nitrate d'argent, sans résultat. Il à recours à nouveau aux grands lavages, puis des dilatations sont effectuées pour un léger rétrécissement. En mai 1920, le malade interrompt son traitement.

En juillet 1920, quelques symptômes de cystite se surajoutent à la goutte matinale. Le malade est traité par insüllations vésicales d'huile goménolée et lavages au protargol à 2 %.

Le 20 septembre 1920, nouveau traitement par dilatations, massages sur béniqué et instillations uréthrales de nitrate d'argent à 1 % pendant un mois sans résultat.

Le 4 janvier 1921, les symptômes de cystite réapparaissent, toujours accompagnés de goutte matinale. Traitement par instillations d’argyrol à 5 % ; aucune amélioration.

Nous avons l’occasion de voir le malade le 28 février 1921. Les symptômes de cystite ont disparu, goutte mati-

nale blanchâtre. Rien à la prostate, pas de rétrécissement ; urines claires avec filaments muco-purulents. |

Examen de goutte : assez nombreux polynucléaires, cellules épithéliales, nombreux eoccis extraleucocytaires aisséminés; pas de gonocoques.

Nous soumettons le malade à un traitement par ionisation négative; 6 séances à partir du 28 février; aucune amélioration à la 6° séance. Le malade interrompt son traitement.

Le malade se représente le 25 mai. Etat stationnaire. Nous le soumettons à un traitement par ionisation positive avec béniqué argent. 6 séances à la suite desquelles le malade accuse une diminution appréciale de la goutte matinale.

Nous remplaçons alors le béniqué argent par le béniqué cuivre; 3 séances amenant une amélioration considérable et 2 séances à la suite desquelles la goutte matinale disparaît complètement.

Nous avons revu le malade en septembre 1921 ; la guérison s’est maintenue, le malade conserve quelques filaments muqueux.

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